ʿAlī ibn Muḥammad al- Qūšǧī (14..?-1474)
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ʿAlī ibn Muḥammad al-Qūšǧī
Identité et milieu
ʿAlī ibn Muḥammad al-Qūšǧī, également connu sous les formes Qūščī Samarqandī, ʿAlāʾ al-Dīn ʿAlī b. Muḥammad et Ali Qushji, est un astronome, mathématicien et théologien musulman d’origine timouride. Il est généralement situé au début du XVe siècle et meurt en 1474. La nisba al-Qūšǧī, souvent rendue par « le fauconnier », est associée à son père, qui aurait exercé cette fonction auprès d’Ulugh Beg.
Formation et activité à Samarcande
Al-Qūšǧī appartient au milieu savant réuni à Samarcande sous le règne d’Ulugh Beg. Il y reçoit une formation en mathématiques, en astronomie et dans les sciences religieuses. Il est lié aux travaux astronomiques conduits autour de l’observatoire de Samarcande et à la préparation des tables astronomiques connues sous le nom de Zīj-i Jadīd-i Gūrgānī, associées à Ulugh Beg.
Son activité intellectuelle ne se limite pas à l’observation et au calcul. Il rédige des traités et des commentaires destinés à exposer les méthodes mathématiques et les modèles astronomiques de son temps. Parmi les œuvres qui lui sont attribuées figurent notamment une Risāla fī al-hayʾa, ou épître sur l’astronomie, ainsi que des commentaires sur des ouvrages de tradition astronomique antérieure. Il compose également des textes de théologie et de logique.
Déplacement vers l’Empire ottoman
Après la fin de la période samarcandienne, al-Qūšǧī se rend dans le monde ottoman. Il séjourne à Constantinople, où il entre en relation avec le sultan Mehmed II et avec les milieux savants de la capitale. Il y enseigne et participe au développement de l’enseignement des mathématiques et de l’astronomie. Ses ouvrages connaissent une large diffusion dans les institutions savantes ottomanes et sont utilisés comme textes d’étude pendant plusieurs générations.
Importance scientifique
Al-Qūšǧī est particulièrement connu pour avoir présenté l’astronomie mathématique avec une relative autonomie à l’égard de la physique aristotélicienne. Dans certaines discussions, il examine la possibilité du mouvement de la Terre sans en faire nécessairement une conséquence de la cosmologie traditionnelle. Cette démarche témoigne de la diversité des débats scientifiques dans les sociétés islamiques du XVe siècle. Son œuvre contribue ainsi à la transmission des savoirs de Samarcande vers l’Anatolie ottomane.

Auteur/autrice
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