Ḥasan Dihlavī (1253-1338)
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Ḥasan Dihlavī (1253-1338)
Identité et milieu
Ḥasan Dihlavī, également nommé Mīr Naǧm al-Dīn Ḥasan Dihlavī, Amīr Ḥasan Sijzī ou Ḥasan Sijzī, est un poète de langue persane associé au sultanat de Delhi et aux milieux soufis de l’Inde médiévale. Son nom le rattache à Delhi, tandis que l’épithète Sijzī renvoie à une origine ou à une tradition de dénomination qui n’est pas entièrement assurée. Il est généralement identifié au poète né en 1253 et mort en 1338.
Poésie et langue persane en Inde
Ḥasan Dihlavī compte parmi les représentants majeurs de la poésie persane produite dans l’Inde du Nord aux XIIIe et XIVe siècles. Son œuvre relève principalement de la poésie lyrique, notamment de la ghazal, forme qui permet d’associer expression amoureuse, réflexion spirituelle et motifs issus de la tradition persane. Il participe ainsi à l’affirmation de la culture persane dans les cours et les cercles lettrés du sultanat de Delhi.
La tradition littéraire le rapproche étroitement d’Amīr Khusraw dehlevī, autre grand poète indo-persan de la même période. Tous deux sont souvent présentés comme des figures centrales de la poésie persane en Inde, même si leurs œuvres et leurs trajectoires doivent être distinguées. Le surnom de « Saʿdī de l’Inde », parfois employé à propos de Ḥasan Dihlavī, souligne sa réputation poétique, mais relève d’une appréciation postérieure plutôt que d’un titre médiéval strictement établi.
Relations avec le soufisme chishtī
Ḥasan Dihlavī est associé à l’entourage de Niẓām al-Dīn Awliyāʾ, l’un des maîtres les plus éminents de la confrérie chishtī à Delhi. Il est également connu pour sa proximité avec Amīr Khusraw, lui-même disciple de Niẓām al-Dīn. Cette insertion dans les cercles chishtīs explique la présence, dans la tradition qui lui est attachée, d’une poésie marquée par le vocabulaire de l’amour spirituel, de la dévotion et de la relation entre maître et disciple.
Son nom est aussi lié à la rédaction du Fawāʾid al-fuʾād, recueil de propos attribués à Niẓām al-Dīn Awliyāʾ. Cette œuvre constitue un témoignage important sur la mémoire des assemblées du maître et sur la transmission littéraire de l’enseignement chishtī. La part exacte de Ḥasan Dihlavī dans la collecte, la mise en forme et la transmission de ce texte doit toutefois être distinguée de la seule attribution traditionnelle.

Auteur/autrice
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