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Comment labourait-on les champs ?

Au Moyen Âge, le labour variait selon les régions, les sols et les moyens disponibles. Dans les terres légères, on utilisait souvent l’araire, un instrument à pointe qui ouvrait le sol sans nécessairement retourner complètement la terre. Il pouvait être tiré par des bœufs ou, dans certaines régions, par des chevaux. Le conducteur guidait l’outil tandis qu’une autre personne dirigeait l’attelage, surtout lorsque le terrain était difficile.

À partir du haut Moyen Âge, puis plus largement dans les régions de plaines et de terres lourdes, la charrue à versoir se répandit progressivement. Plus robuste et équipée de pièces en fer, elle creusait un sillon et rejetait la terre sur le côté, ce qui permettait de mieux retourner les mottes et de drainer certains sols. Elle était particulièrement adaptée aux terres argileuses du nord et du centre de l’Europe, mais son emploi n’était ni universel ni identique partout.

Les champs étaient généralement travaillés plusieurs fois dans l’année. Un premier passage pouvait ouvrir et aérer la terre après la récolte, puis d’autres labours préparaient les semailles. Dans les campagnes organisées en grandes bandes, les sillons étaient souvent tracés dans le sens de la longueur des parcelles. La force de traction limitait cependant la profondeur et la rapidité du travail : les attelages devaient être nourris, entretenus et parfois renforcés par la coopération de plusieurs exploitants. Le labour ne suffisait pas à assurer une bonne récolte ; il s’accompagnait du hersage, de l’épandage de fumier et, selon les régions, d’une alternance entre cultures et jachère.

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