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Dans quelles langues écrivait-on ?

Au Moyen Âge occidental, on écrivait dans plusieurs langues, selon le lieu, l’époque, le milieu et la nature du texte. Le latin occupait une place centrale dans l’Église, l’enseignement, le droit, la diplomatie et une grande partie de la production savante. Il servait de langue commune entre des régions dont les habitants ne parlaient pas les mêmes langues. Les chartes, les actes administratifs, les commentaires théologiques et de nombreux ouvrages scientifiques étaient donc souvent rédigés en latin.

La progression des langues vernaculaires

À côté du latin, les langues parlées localement furent progressivement employées à l’écrit. Dans les territoires de langue romane, on trouve notamment l’ancien français, l’occitan, le castillan, le catalan, le portugais et l’italien, sous des formes qui ont évolué au fil des siècles. Dans les régions de langue germanique, on écrivait entre autres en vieil anglais, en moyen anglais, en moyen haut allemand, en néerlandais médiéval et dans diverses langues scandinaves. Des langues slaves étaient également utilisées dans l’est de l’Europe chrétienne.

Le choix de la langue dépendait du public recherché. Les récits, les chansons, la poésie, certains textes juridiques et des documents de la vie quotidienne furent de plus en plus rédigés dans les langues vernaculaires, tandis que le latin demeura longtemps privilégié dans les institutions savantes et religieuses. Des communautés juives écrivaient aussi en hébreu, notamment pour les textes religieux et certains ouvrages d’érudition, tandis que l’arabe et le grec pouvaient être employés dans des régions ou des milieux particuliers. Il faut enfin distinguer la langue du texte de son écriture : plusieurs langues pouvaient être transcrites avec des alphabets proches, principalement l’alphabet latin en Occident.

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