Quelles monnaies circulaient en France ?
Quelles monnaies circulaient en France ?
Au Moyen Âge, il n’existait pas une monnaie unique circulant partout en France. Le royaume était composé de principautés, de seigneuries et de villes qui pouvaient disposer de leurs propres ateliers monétaires. Les pièces variaient donc selon les régions, les périodes et l’autorité qui les avait frappées. Les monnaies royales finirent toutefois par s’imposer progressivement, surtout à partir du XIIIe siècle.
Les principales monnaies françaises
Le denier, généralement en argent ou en billon, constituait la pièce courante de faible valeur. Son fractionnement, l’obole, valait en principe la moitié d’un denier. La livre, le sou et le denier servaient aussi d’unités de compte : une livre valait théoriquement vingt sous, et un sou douze deniers. Ces valeurs comptables ne correspondaient pas toujours à une pièce réellement disponible.
Avec l’essor du commerce, des monnaies de plus grande valeur apparurent. Le gros, souvent en argent, se diffusa à partir du XIIIe siècle. Le franc, frappé en or à partir du XIVe siècle, ainsi que l’écu, également en or, furent employés pour les paiements importants. Leur poids et leur valeur évoluèrent selon les décisions royales et les besoins financiers du royaume.
Une circulation monétaire très diverse
Les marchés et les foires accueillaient aussi des pièces étrangères ou venues de territoires voisins : monnaies anglaises, flamandes, ibériques, italiennes ou impériales. Leur acceptation dépendait de leur poids en métal et de leur réputation. Les marchands et les changeurs évaluaient donc souvent les pièces plutôt que de se fier uniquement à leur nom. Cette diversité explique pourquoi les transactions médiévales associaient fréquemment pièces réelles, unités de compte et opérations de change.

