Comment fabriquait-on un bouclier ?
Comment fabriquait-on un bouclier ?
Comment fabriquait-on un bouclier ?
La fabrication dépendait de la forme du bouclier, de la période et de son usage. Le matériau principal était généralement le bois, choisi pour sa légèreté et sa résistance : des planches de faible épaisseur étaient assemblées, parfois renforcées par des chevilles ou des bandes. Le fabricant pouvait donner au bouclier une forme légèrement bombée en travaillant le bois, en l’humidifiant ou en le courbant. Les modèles ronds, fréquents au début du Moyen Âge, n’étaient pas construits exactement comme les boucliers en amande ou triangulaires apparus et diffusés ensuite.
La face du bouclier pouvait être recouverte de toile, de cuir ou d’une peau fine, collée puis tendue sur le bois. Cette enveloppe limitait les éclats et renforçait l’ensemble. Elle recevait souvent une couche de peinture, à la fois pour la protéger et pour décorer le bouclier. Les motifs et les couleurs variaient selon les usages, les régions et les périodes ; il ne faut donc pas attribuer automatiquement à tous les guerriers un emblème héraldique.
Les éléments métalliques étaient ajoutés lorsque le modèle l’exigeait. Un bouclier rond destiné au combat rapproché pouvait recevoir un umbo, c’est-à-dire un renfort bombé protégeant la main, fixé par des rivets. Le bord pouvait aussi être renforcé par du cuir, du métal ou une simple finition de la couverture. À l’arrière, une poignée centrale convenait à certains boucliers, tandis que d’autres possédaient des sangles permettant de les maintenir sur l’avant-bras. Le résultat devait rester assez solide pour détourner les coups, mais suffisamment léger pour être porté et manœuvré durant le combat.

