Quelle arme était la plus efficace contre une armure ?
Quelle arme était la plus efficace contre une armure ?
Il n’existait pas une arme unique, toujours supérieure aux autres : l’efficacité dépendait du type d’armure et de la situation. Contre une cotte de mailles, une lance, une épée d’estoc ou une arme d’hast pouvait chercher les ouvertures, tandis qu’un coup tranchant risquait surtout de sectionner les vêtements ou de provoquer des blessures indirectes. La maille protégeait bien contre les entailles, mais moins contre les chocs et certaines poussées concentrées.
Les armes contondantes et les pointes renforcées
Face aux armures de plates des XIVe et XVe siècles, les armes contondantes ou munies d’une pointe robuste étaient particulièrement adaptées. Une masse pouvait transmettre un choc important malgré l’absence de coupure, tandis qu’un marteau de guerre concentrait la force sur une petite surface. Il ne « perçait » pas nécessairement la plaque à chaque impact, mais pouvait déformer le métal, déséquilibrer l’adversaire ou provoquer des blessures par écrasement.
La pollaxe figurait parmi les armes les plus polyvalentes du combat rapproché en armure : elle associait une pointe d’estoc, un marteau ou un bec et parfois une lame. Elle permettait de frapper, d’accrocher et de viser les articulations, le cou, les aisselles ou la visière. Dans de nombreux combats, la lutte et la mise au sol comptaient autant que l’arme elle-même, car un adversaire immobilisé pouvait être atteint à travers ses zones moins protégées. Ainsi, contre une armure complète, le marteau de guerre et surtout la pollaxe sont de bons candidats à l’arme la plus efficace, mais aucune arme ne rendait l’armure inutile.

