À quoi servait une aumônière ?
À quoi servait une aumônière ?
Au Moyen Âge, une aumônière était une petite bourse, généralement suspendue à la ceinture par un cordon, une lanière ou des attaches. Elle servait à transporter de menus objets personnels que les vêtements ne permettaient pas toujours de ranger : pièces de monnaie, sceau, clés, petits outils, dés ou effets liés aux activités quotidiennes. Sa forme et sa contenance variaient selon les époques, les usages et le statut de son propriétaire.
Le mot est lié à l’aumône : certaines aumônières étaient utilisées pour conserver ou distribuer de l’argent destiné aux pauvres. Toutefois, toutes les bourses ainsi désignées n’étaient pas exclusivement réservées à la charité. Dans la pratique, l’aumônière pouvait être un accessoire utilitaire, mais aussi un élément visible de la tenue.
Un accessoire pratique et orné
Les aumônières étaient confectionnées en cuir, en textile ou dans des matériaux plus précieux. Certaines recevaient des broderies, des appliques métalliques, des perles ou des motifs héraldiques. Leur décoration pouvait signaler la richesse, le rang ou l’identité de la personne qui les portait. Les représentations médiévales montrent des aumônières attachées aussi bien aux vêtements masculins que féminins, même si les images ne rendent pas toujours compte de tous les usages réels.
Il ne faut donc pas les confondre avec un sac moderne de grande capacité : leur rôle principal était de garder à portée de main quelques objets et, dans certains cas, de contenir des dons. Elles témoignent aussi d’une époque où les vêtements comportaient peu de poches intégrées.

