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Quels desserts mangeait-on ?

Au Moyen Âge, le mot « dessert » n’avait pas encore le sens actuel. À la fin du repas, on servait plutôt des aliments sucrés, des fruits ou des préparations destinées à faciliter la digestion. Le miel était le principal édulcorant dans de nombreuses régions, tandis que le sucre de canne, importé du monde méditerranéen, restait longtemps rare et coûteux. Il était surtout consommé dans les milieux aisés et utilisé avec modération.

Fruits, miel et préparations sucrées

Les fruits frais disponibles selon les saisons comprenaient notamment les pommes, les poires, les prunes, les coings, les raisins et les figues. On les mangeait aussi séchés ou conservés dans du miel. Les châtaignes, les noix, les noisettes et les amandes pouvaient être servies seules, incorporées à une pâte ou utilisées dans des préparations épaissies. Les épices comme la cannelle, le gingembre ou le clou de girofle, plus accessibles aux tables riches, parfumaient certaines recettes.

On préparait également des tartes et des tourtes aux fruits, des beignets, des galettes, des oublies et des gaufres cuites entre deux plaques. Les bouillies ou crèmes à base de céréales, de lait, de miel et parfois de riz pouvaient prendre une place comparable à celle d’un entremets. Dans les maisons aisées, les confiseries au miel, les fruits confits et certaines pâtes d’amandes constituaient des mets recherchés. Toutefois, la plupart des habitants ne terminaient pas chaque repas par un dessert : la disponibilité dépendait de la saison, des ressources locales et du niveau de richesse.

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