Combien coûtait une armure ?
Combien coûtait une armure ?
Il n’existait pas un prix unique pour une armure médiévale. Le montant dépendait de l’époque, de la région, de la qualité des matériaux, du métier de l’armurier et du nombre de pièces commandées. Une protection pouvait se limiter à un gambison, à un casque et à un bouclier, ou comprendre une cotte de mailles, des plaques pour le torse et les membres, puis une armure complète ajustée au corps de son propriétaire.
Des équipements aux prix très variables
Les protections textiles étaient les moins coûteuses, tandis qu’une cotte de mailles représentait déjà une dépense importante. À la fin du Moyen Âge, une armure de plates complète, fabriquée sur mesure par un atelier réputé, pouvait coûter plusieurs dizaines de livres dans les régions où cette monnaie était utilisée, ou une somme comparable en florins, écus ou autres monnaies locales. Pour un chevalier, cela correspondait souvent à plusieurs mois, voire davantage, de revenus. Les armures luxueuses, décorées ou réalisées par des maîtres particulièrement renommés, atteignaient des montants bien supérieurs.
Il faut toutefois se méfier des conversions directes en euros modernes : le pouvoir d’achat et la structure des dépenses médiévales étaient très différents. Le prix d’une armure ne représentait pas seulement le métal, mais aussi le travail considérable de forge, de trempe, de mise en forme, d’assemblage et d’ajustement. Une armure d’occasion, incomplète ou destinée à un fantassin pouvait être nettement moins chère. À l’inverse, l’équipement militaire complet d’un homme d’armes — armure, armes, bouclier, vêtements protecteurs et cheval — constituait un investissement bien plus élevé que l’armure seule.

