Comment entretenait-on une armure ?
Comment entretenait-on une armure ?
Comment entretenait-on une armure ?
L’entretien d’une armure visait d’abord à limiter la corrosion et à préserver la mobilité des pièces. Après usage, on essuyait la sueur, la pluie, la boue et la poussière avec des linges, puis on séchait soigneusement les éléments métalliques. Les surfaces pouvaient être frottées pour retirer les traces d’oxydation, avant l’application d’une matière grasse ou huileuse destinée à protéger le métal de l’humidité. Cette opération devait être renouvelée régulièrement, surtout après un déplacement sous la pluie ou dans des conditions boueuses.
Des soins adaptés à chaque matériau
Une armure n’était pas composée uniquement de métal. Les courroies, attaches et garnitures en cuir devaient rester souples et être remplacées lorsqu’elles étaient usées. Les vêtements matelassés portés sous la protection étaient aérés, séchés et nettoyés autant que possible, car la transpiration pouvait accélérer la dégradation du métal et rendre l’équipement inconfortable. Dans le cas d’une cotte de mailles, il fallait également vérifier les anneaux, repérer ceux qui étaient ouverts ou cassés et les réparer.
Les articulations, charnières, rivets et systèmes de fixation faisaient l’objet d’une attention particulière : une pièce mal ajustée pouvait gêner les mouvements ou se détacher en combat. Les armuriers intervenaient pour redresser une plaque, remplacer un rivet, refaire une sangle ou ajuster l’ensemble à la taille du porteur. Entre deux utilisations, l’armure était conservée dans un endroit aussi sec que possible, souvent protégée de la poussière par un tissu. Elle n’était donc pas abandonnée dans un coffre sans soin : son bon état dépendait d’un entretien fréquent, parfois assuré par le combattant lui-même et parfois par un spécialiste.

