George Neville (1432-1476)
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George Neville (1432-1476)
Origines et formation
George Neville est un prélat anglais du XVe siècle, issu de l’une des plus puissantes familles de la noblesse d’Angleterre. Il est le fils de Richard Neville, comte de Salisbury, et le frère de Richard Neville, comte de Warwick, surnommé par les historiens modernes le « faiseur de rois ». Cette parenté le rattache directement aux luttes dynastiques de la guerre des Deux-Roses.
Destiné à l’Église, George Neville reçut une formation ecclésiastique et bénéficia de l’influence politique de sa famille. Sa carrière s’inscrivit dans le contexte du conflit opposant les maisons de Lancastre et d’York, auquel les Neville prirent une part majeure.
Carrière ecclésiastique et politique
George Neville fut nommé évêque d’Exeter en 1458. Il occupa également des fonctions politiques importantes auprès du pouvoir royal, notamment celle de lord chancelier d’Angleterre. Après l’avènement d’Édouard IV, il fut promu archevêque d’York en 1465, l’un des sièges les plus prestigieux du royaume.
Son élévation à l’archevêché renforça encore le poids politique de la famille Neville. George Neville participa aux cérémonies et aux négociations qui accompagnèrent la consolidation du régime yorkiste. Son installation comme archevêque fut marquée par une réception particulièrement somptueuse, devenue l’un des épisodes les plus connus de sa carrière en raison de l’ampleur des dépenses et des approvisionnements mobilisés.
Rupture avec Édouard IV et dernières années
Les relations entre George Neville et Édouard IV se dégradèrent parallèlement à la rupture entre le roi et le comte de Warwick. Lorsque Warwick se rapprocha de la cause lancastrienne, l’archevêque fut compromis par ses liens familiaux et politiques. Il participa au mouvement qui permit temporairement le retour d’Henri VI sur le trône en 1470, avant la restauration d’Édouard IV l’année suivante.
Après cette restauration, George Neville fut arrêté et privé d’une partie de ses biens et de ses droits. Il demeura éloigné de la vie politique jusqu’à sa mort en 1476. Son parcours illustre l’étroite imbrication, dans l’Angleterre du XVe siècle, entre les hautes fonctions ecclésiastiques, les fidélités familiales et les luttes pour la couronne.

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