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Alexandre III, roi d’Écosse

Origines et accession au trône

Alexandre III d’Écosse naît en 1241, fils du roi Alexandre II et de Marie de Coucy. Il succède à son père en 1249, alors qu’il est encore enfant, et est couronné roi des Scots à Scone la même année. Les premières années de son règne sont marquées par la rivalité entre les groupes de nobles qui cherchent à contrôler le gouvernement royal, ainsi que par l’influence exercée par le roi d’Angleterre, Henri III.

En 1251, Alexandre épouse Marguerite, fille d’Henri III d’Angleterre. Malgré cette alliance dynastique, il parvient progressivement à affermir son autorité et à réduire l’ingérence anglaise dans les affaires du royaume. Son règne contribue ainsi au renforcement de la monarchie écossaise et à la consolidation de son indépendance politique.

Règne et politique extérieure

Alexandre III poursuit la politique de ses prédécesseurs dans les territoires occidentaux de l’Écosse, alors disputés avec la Norvège. En 1263, il repousse l’expédition du roi norvégien Håkon IV, notamment après la bataille de Largs. Le conflit se conclut par le traité de Perth en 1266, par lequel la Norvège cède à l’Écosse la souveraineté sur l’île de Man et les Hébrides en échange d’une compensation financière. Cette acquisition renforce considérablement la position du royaume écossais dans les îles Britanniques.

Le règne d’Alexandre est également associé à une période de relative prospérité et de stabilité intérieure. Le roi s’appuie sur les institutions du royaume et sur les principales familles aristocratiques, tout en maintenant une relation parfois tendue avec la couronne anglaise. Après la mort de Marguerite en 1275, il épouse Yolande de Dreux en 1285.

Mort et succession

Alexandre III meurt en 1286 après être tombé de cheval près de Kinghorn, dans le Fife, alors qu’il se rendait auprès de son épouse. Ses enfants issus de son premier mariage étant morts avant lui, sa succession directe est interrompue. Sa petite-fille Marguerite, dite la « Vierge de Norvège », est reconnue comme héritière, mais sa mort en 1290 ouvre une crise successorale majeure. Celle-ci favorise l’intervention d’Édouard Ier d’Angleterre et conduit finalement aux guerres d’indépendance de l’Écosse.

Auteur/autrice

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