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Édouard Balliol (v. 1283-1364)

Origines et prétentions dynastiques

Édouard Balliol est le fils de Jean Balliol, roi des Écossais de 1292 à 1296, et de la reine Isabelle de Warenne. Après la renonciation forcée de son père à la couronne écossaise, Édouard grandit dans un contexte d’exil et de rivalité entre les familles Balliol et Bruce. La mort de Robert Bruce en 1329 et l’avènement de son fils David II ouvrirent une nouvelle phase de la compétition pour le trône.

L’invasion de l’Écosse et le couronnement

En 1332, Édouard Balliol débarqua en Écosse avec l’appui d’un groupe de nobles écossais dépossédés, les « déshérités », ainsi qu’avec le soutien du roi d’Angleterre Édouard III. Il remporta une victoire décisive sur les partisans de David II à Dupplin Moor, puis fut couronné roi des Écossais à Scone le 24 septembre 1332.

Son pouvoir demeura toutefois fragile. Il fut chassé du royaume à la fin de la même année, avant de revenir avec l’aide anglaise après la victoire d’Halidon Hill, en juillet 1333. Cette bataille permit aux forces de Balliol et d’Édouard III de reprendre le contrôle d’une partie du sud et de l’est de l’Écosse et de mettre David II en difficulté.

Un règne disputé

Édouard Balliol ne parvint jamais à établir durablement son autorité sur l’ensemble du royaume. Sa position dépendait de l’armée et de la diplomatie anglaises, tandis que les partisans de David II poursuivaient la résistance. En 1334, Balliol céda à Édouard III des territoires écossais méridionaux, notamment ceux qui s’étendaient entre la frontière anglaise et le Forth, en échange de son soutien. Cette concession renforça l’opposition à son égard.

Au cours des années suivantes, il fut plusieurs fois expulsé puis rétabli dans certaines régions, sans pouvoir restaurer durablement la monarchie balliolienne. Le retour de David II en Écosse, en 1341, marqua un nouvel affaiblissement de sa cause. Édouard Balliol conserva néanmoins ses prétentions jusqu’à ce qu’il y renonce en faveur d’Édouard III, en 1356, en échange d’une pension.

Fin de vie et postérité

Édouard Balliol mourut en 1364. Il ne laissa pas de descendance légitime connue. Son parcours illustre la fragilité des prétentions dynastiques dans l’Écosse du XIVe siècle et l’imbrication étroite des conflits successoraux écossais avec la politique militaire des rois d’Angleterre.

Auteur/autrice

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