Georges Acropolite (1217-1282)
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Georges Acropolite
Identité et formation
Georges Acropolite, également appelé Georgius Acropolita ou George Akropolites, est un historien, lettré et haut fonctionnaire byzantin du XIIIe siècle. Né à Constantinople en 1217, il fut conduit dans l’Empire de Nicée, où s’était établie la cour byzantine après la prise de Constantinople par les Latins en 1204. Il y reçut une formation littéraire et philosophique auprès de maîtres associés à la tradition savante de Nicée, notamment Théodore Hexaptérygos et Nicéphore Blemmydès.
Carrière politique et diplomatique
Acropolite entra au service de l’empereur Jean III Vatatzès et exerça des responsabilités administratives et judiciaires. Après la reconquête de Constantinople par Michel VIII Paléologue en 1261, il occupa une place importante dans l’administration impériale et fut nommé grand logothète, l’un des principaux responsables du gouvernement byzantin.
Son activité ne se limita pas à la bureaucratie. Il participa à des missions diplomatiques et fut associé aux négociations entre l’Empire byzantin et la papauté. En 1274, il fit partie de la délégation byzantine au deuxième concile de Lyon, où fut proclamée une union entre les Églises grecque et latine. Cette politique suscita de fortes oppositions dans le monde byzantin, mais Acropolite demeura lié à la cour de Michel VIII.
L’œuvre historique
Georges Acropolite est surtout connu pour sa Chronique, qui couvre principalement l’histoire de l’Empire byzantin de 1203 à 1261. L’ouvrage raconte la prise de Constantinople, la domination latine, la formation et le développement de l’Empire de Nicée, puis la restauration de l’Empire byzantin sous Michel VIII Paléologue. Acropolite, qui fut témoin de nombreux événements et proche de plusieurs souverains, fournit un récit particulièrement important pour l’histoire politique du XIIIe siècle.
Son témoignage n’est toutefois pas neutre. Il manifeste une préférence nette pour les empereurs de Nicée et pour Michel VIII, tandis qu’il porte des jugements critiques sur certains de leurs adversaires. La Chronique demeure néanmoins une source majeure pour la période comprise entre la conquête latine de Constantinople et sa reconquête par les Byzantins.
Postérité
Acropolite mourut en 1282. Il est également associé à l’enseignement de la philosophie et à la vie intellectuelle de la cour paléologue. Son œuvre historique contribua à fixer la mémoire byzantine de la période de division impériale et de la restauration de Constantinople.

Auteur/autrice
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