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Louis II d’Anjou

Origines et titres

Louis II d’Anjou, né en 1377 et mort en 1417, est un prince de la maison de Valois-Anjou. Il est le fils de Louis Ier d’Anjou, prétendant à la couronne de Naples, et de Marie de Blois. Il succède à son père comme duc d’Anjou et comte de Provence, tout en héritant de ses prétentions sur le royaume de Naples, également désigné dans la titulature médiévale comme royaume de Sicile.

La couronne de Naples

Dans le contexte du Grand Schisme de l’Église, Louis II est soutenu par les papes d’Avignon, qui considèrent la maison d’Anjou comme la principale rivale de la dynastie de Durazzo. En 1389, il est couronné roi de Naples par l’antipape Clément VII. Cette cérémonie ne lui assure toutefois pas la maîtrise effective du royaume, disputée par Ladislas de Durazzo, fils de Charles III de Naples.

Louis II exerce son autorité sur une partie du royaume à certaines périodes, mais son règne est marqué par une guerre presque permanente contre les partisans de Ladislas. La lutte est également liée aux rivalités entre puissances italiennes et aux changements d’alliances pontificales. La domination angevine demeure donc fragile et ne s’étend pas durablement à l’ensemble du royaume.

Le gouvernement angevin

Louis II conserve ses principaux appuis dans le comté de Provence et dans les territoires relevant de la maison d’Anjou. En 1409, le pape d’Avignon Benoît XIII le reconnaît comme roi de Naples, mais cette reconnaissance s’inscrit dans un contexte de contestation ecclésiastique et politique. Louis II poursuit alors la défense de ses droits contre Ladislas, sans parvenir à éliminer définitivement son adversaire.

Son mariage avec Yolande d’Aragon renforce les liens de la maison d’Anjou avec la péninsule Ibérique et joue un rôle important dans la transmission ultérieure des prétentions angevines. À sa mort, en 1417, la revendication du royaume de Naples passe à son fils Louis III d’Anjou, tandis que le conflit dynastique se poursuit.

Postérité

Louis II est ainsi une figure centrale des rivalités pour la couronne de Naples à la fin du XIVe et au début du XVe siècle. Son règne repose davantage sur une légitimité dynastique et pontificale que sur une domination territoriale stable. La dénomination « roi de Sicile » correspond à la titulature traditionnelle des souverains de Naples, et ne signifie pas que Louis II ait gouverné l’île de Sicile, contrôlée par la branche aragonaise.

Auteur/autrice

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