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Marguerite de Bavière

Origines et mariage

Marguerite de Bavière est une princesse de la maison de Wittelsbach, née en 1363. Elle est la fille d’Albert de Bavière, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, et de Marguerite de Brzeg. Son mariage s’inscrit dans la politique d’alliances entre les principautés des Pays-Bas, de l’Empire et de la France.

En 1385, elle épouse Jean de Bourgogne, alors comte de Nevers, fils de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, et de Marguerite de Flandre. Jean devient duc de Bourgogne en 1404 et reçoit le surnom de « Jean sans Peur ». Marguerite devient ainsi duchesse de Bourgogne, mais aussi comtesse de Flandre, d’Artois, de Bourgogne, de Nevers et de Rethel, selon les titres détenus par son époux.

Une princesse au cœur des alliances dynastiques

Le mariage de Marguerite renforce les liens entre la maison de Bourgogne et les territoires gouvernés par sa famille en Hainaut, en Hollande et en Zélande. Elle donne à Jean sans Peur plusieurs enfants, parmi lesquels Philippe le Bon, qui succède à son père comme duc de Bourgogne en 1419, ainsi que plusieurs filles dont les mariages contribuent à l’extension de l’influence bourguignonne.

Comme beaucoup de princesses de son temps, Marguerite exerce surtout une influence dynastique et familiale plutôt qu’un pouvoir territorial indépendant. Sa position lui permet toutefois de jouer un rôle dans les relations entre les cours de Bourgogne, de France et des principautés septentrionales. Elle appartient à la génération qui voit s’affirmer la puissance politique et culturelle de l’État bourguignon, appelé à prendre une place majeure dans les Pays-Bas au cours du XVe siècle.

Veuvage et dernière période

Jean sans Peur est assassiné à Montereau en 1419, dans le contexte de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Après cette disparition, Marguerite demeure une figure importante de la famille ducale et accompagne la consolidation de l’autorité de son fils Philippe le Bon. Son veuvage s’inscrit dans une période de réorganisation de la maison de Bourgogne, marquée par les conflits avec la monarchie française et par la recherche de nouvelles alliances.

Marguerite de Bavière meurt au début des années 1420. Elle est généralement donnée comme morte en 1423, mais certaines notices retiennent 1424. Elle est associée à la mémoire dynastique des ducs de Bourgogne et à la fondation de leur puissance dans les anciens Pays-Bas.

Auteur/autrice

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