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Michel Ier Cérulaire

Identité et carrière ecclésiastique

Michel Ier Cérulaire, également appelé Michel Cerularius, fut patriarche de Constantinople au milieu du XIe siècle. Né probablement au début du siècle, il mourut en 1059. Avant son accession au patriarcat, il appartenait à l’élite ecclésiastique et politique de Constantinople. Il devint patriarche en 1043, sous le règne de l’empereur Constantin IX Monomaque, et occupa cette charge jusqu’à sa déposition en 1058.

Comme patriarche, Michel défendit avec vigueur les prérogatives du siège de Constantinople et les usages de l’Église grecque. Son action s’inscrivait dans un contexte de rivalité croissante entre Constantinople et Rome, où se mêlaient des désaccords liturgiques, doctrinaux et juridictionnels, ainsi que des tensions entre les pouvoirs impériaux et ecclésiastiques.

Le conflit avec Rome

Michel Cérulaire est principalement connu pour son rôle dans la crise qui opposa Constantinople à la papauté en 1054. Les tensions portaient notamment sur les pratiques liturgiques, comme l’usage du pain azyme dans l’eucharistie en Occident, et sur la question de l’autorité respective du pape de Rome et du patriarche de Constantinople. Le patriarche s’opposa à certaines pratiques latines présentes dans les territoires relevant de l’influence byzantine.

Le pape Léon IX envoya à Constantinople une délégation conduite par le cardinal Humbert de Moyenmoutier. Les négociations échouèrent. En juillet 1054, Humbert et les autres légats déposèrent dans la cathédrale Sainte-Sophie une sentence d’excommunication visant Michel Cérulaire et ses partisans. Le patriarche répliqua en faisant condamner les légats. Cet épisode est traditionnellement considéré comme un moment majeur de la séparation entre les Églises de Rome et de Constantinople, même si la rupture entre les deux chrétientés fut progressive et ne peut être réduite à cet événement unique.

Déposition et mémoire

Michel entretint également des rapports difficiles avec le pouvoir impérial. Après l’avènement d’Isaac Ier Comnène, son opposition à la politique de l’empereur conduisit à sa destitution et à son exil en 1058. Il mourut l’année suivante avant d’avoir pu être rétabli. Sa personnalité et son action furent diversement appréciées : ses adversaires dénoncèrent son intransigeance, tandis que la tradition byzantine a pu voir en lui un défenseur de l’autonomie et des usages de l’Église de Constantinople.

Auteur/autrice

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