Michel le Syncelle (0761?-0846)
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Michel le Syncelle
Identité et milieu
Michel le Syncelle, également nommé Michel de Jérusalem ou Michael le Synkellos, est un moine, théologien et écrivain grec associé à la défense du culte des images dans l’Empire byzantin. Sa naissance est généralement située vers 761 et sa mort en 846, mais ces dates demeurent approximatives. Son surnom de « Syncelle » désigne une fonction ecclésiastique : le syncelle était un proche collaborateur et un conseiller du patriarche. Michel exerça cette charge auprès du patriarche de Jérusalem, ce qui explique l’appellation de « Michel Syncelle de Jérusalem ».
Défenseur des images
Michel appartenait au milieu monastique palestinien, en relation avec les communautés grecques de Terre sainte. Au début du IXe siècle, il fut envoyé à Constantinople avec d’autres représentants monastiques afin de défendre la vénération des images, alors contestée par la politique impériale iconoclaste. Cette mission s’inscrit dans la reprise de l’iconoclasme sous le règne de Léon V, à partir de 815.
Son engagement lui valut d’être arrêté et emprisonné. Les traditions relatives à sa détention le rapprochent de Théodore et de Théophane, les deux frères connus sous le nom de Graptoi, eux aussi défenseurs des images. Michel aurait subi de mauvais traitements et une longue captivité avant d’être libéré après le changement de politique religieuse intervenu à Constantinople. Les récits hagiographiques insistent sur sa fermeté doctrinale et sur sa résistance aux pressions impériales.
Activité religieuse et littéraire
Après sa libération, Michel demeura actif dans les milieux monastiques et intellectuels de Constantinople. Il est associé au monastère de Chora, où il aurait exercé des responsabilités et contribué à la formation de moines. Son œuvre comprend des textes de caractère théologique, polémique et grammatical. Les écrits qui lui sont attribués témoignent de l’importance accordée, dans les milieux monastiques byzantins, à la défense de la tradition ecclésiastique, à l’autorité des Pères et à la légitimité des représentations sacrées.
Michel le Syncelle appartient ainsi à la génération qui prépara la restauration définitive du culte des images en 843. Sa mémoire fut conservée comme celle d’un moine confesseur et d’un témoin des persécutions iconoclastes. Il ne doit pas être confondu avec d’autres ecclésiastiques byzantins portant le nom de Michel.

Auteur/autrice
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