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Olympiodore d’Alexandrie

Identification

Olympiodore d’Alexandrie, également appelé Olympiodore le Jeune ou Olympiodore le Platonicien, est un philosophe néoplatonicien de l’Alexandrie du VIe siècle. Il est généralement distingué d’Olympiodore l’Ancien, philosophe et commentateur d’Aristote attesté à Alexandrie au Ve siècle. Son activité se situe dans le prolongement de l’école néoplatonicienne alexandrine, dans un contexte où l’enseignement de la philosophie antique coexiste avec un environnement chrétien.

Enseignement et œuvre

Olympiodore fut l’élève d’Ammonius, fils d’Hermias, et enseigna la philosophie à Alexandrie. Son enseignement portait principalement sur Platon et Aristote, selon la méthode néoplatonicienne qui cherchait à établir une continuité entre leurs doctrines. Les textes qui lui sont attribués prennent souvent la forme de commentaires ou de notes de cours, destinés à l’explication progressive d’œuvres philosophiques.

Parmi les commentaires généralement associés à son nom figurent des explications du Premier Alcibiade, du Gorgias et du Phédon de Platon, ainsi que de plusieurs traités aristotéliciens, notamment les Catégories et les Météorologiques. L’attribution de certains écrits demeure toutefois discutée. Plusieurs œuvres conservées sous le nom d’Olympiodore pourraient être issues de notes prises par des auditeurs ou avoir été remaniées par des disciples.

Place dans le néoplatonisme alexandrin

Olympiodore appartient à la dernière génération connue des maîtres néoplatoniciens d’Alexandrie. À la différence de certains représentants du néoplatonisme tardif, il ne semble pas avoir développé une œuvre théologique païenne systématique. Ses commentaires témoignent plutôt d’une pratique scolaire, attentive à l’analyse des textes, à la définition des concepts et à la conciliation des traditions philosophiques.

Il est parfois présenté comme le dernier grand philosophe païen d’Alexandrie, mais cette formule doit être employée avec prudence. Les informations sur sa vie sont limitées, et les relations exactes entre son enseignement, ses élèves et les institutions alexandrines restent partiellement documentées. Son influence médiévale s’est surtout exercée par la transmission manuscrite et la réception de la tradition des commentaires grecs.

Auteur/autrice

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