Richard (roi des Romains, 1209-1272)
- 411 words
Richard de Cornouailles
Origines et comté de Cornouailles
Richard de Cornouailles, né en 1209 et mort en 1272, est le deuxième fils du roi Jean sans Terre d’Angleterre et d’Isabelle d’Angoulême. Frère cadet du roi Henri III, il appartient à la dynastie des Plantagenêts. En 1227, il reçoit le comté de Cornouailles, qui devient l’un des principaux fondements de sa puissance politique et financière. Ses revenus miniers, notamment ceux tirés de l’étain, contribuent à faire de lui l’un des princes les plus riches de son temps.
Richard joue un rôle important dans les conflits qui opposent Henri III à une partie de la noblesse anglaise. Il participe à la vie politique du royaume, mais ses relations avec son frère sont souvent tendues, en particulier lorsque les barons contestent la politique royale et l’influence des étrangers à la cour. Il demeure néanmoins un soutien majeur de la monarchie dans plusieurs épisodes de la crise qui conduit aux guerres des barons.
Roi des Romains
En 1257, Richard est élu roi des Romains, c’est-à-dire candidat au titre impérial et souverain élu du royaume germanique. Son élection est disputée : une partie des électeurs lui est favorable, tandis qu’une autre soutient Alphonse X de Castille. Richard se rend en Allemagne et est couronné à Aix-la-Chapelle en mai 1257, mais son autorité y reste limitée. Il ne parvient pas à imposer durablement son pouvoir face à son rival et aux divisions du Saint-Empire.
Bien qu’il soit parfois désigné comme « empereur d’Allemagne » dans des traditions postérieures, Richard ne fut pas empereur couronné. Son titre principal dans le monde impérial est celui de roi des Romains. Son action se déroule surtout en Angleterre, où il conserve ses possessions et ses réseaux, plutôt que dans les territoires germaniques.
Famille, dernières années et héritage
Richard épouse successivement Isabelle, fille du comte Guillaume le Maréchal, Sancia de Provence, sœur d’Éléonore de Provence, épouse d’Henri III, puis Béatrice de Falkenbourg. Ces unions renforcent ses relations avec les grandes familles aristocratiques d’Angleterre et du continent. Il participe également à la croisade de 1240-1241, avant de revenir en Occident.
Richard meurt en 1272 à Berkhamsted, en Angleterre. Son parcours illustre la double dimension de la haute aristocratie plantagenête : profondément enracinée dans le royaume anglais, mais engagée aussi dans les compétitions dynastiques et électives du Saint-Empire.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
