Thomas Becket (saint, 1120-1170)
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Thomas Becket (saint, vers 1120-1170)
Origines et formation
Thomas Becket, également appelé Thomas de Canterbury ou Thomas a Becket, est un ecclésiastique et homme d’État anglais du XIIe siècle. Né vers 1120, probablement à Londres, il reçoit une formation destinée à la carrière administrative et ecclésiastique. Il entre au service de l’archevêque de Canterbury, Thibaut du Bec, dont il devient un collaborateur important. Son nom, Becket, est parfois écrit sous des formes légèrement différentes dans les textes et les catalogues.
Chancelier et archevêque de Canterbury
Thomas Becket devient chancelier du roi Henri II d’Angleterre en 1155. Il exerce alors une fonction centrale dans l’administration royale et entretient avec le souverain une relation étroite. En 1162, il est nommé archevêque de Canterbury et reçoit l’ordination sacerdotale avant sa consécration épiscopale. Cette promotion, souhaitée par Henri II, devait favoriser une coopération entre la monarchie et la principale autorité ecclésiastique du royaume.
Après son accession à l’archevêché, Thomas défend cependant avec fermeté les droits et les libertés de l’Église. Le désaccord l’oppose notamment au roi sur la juridiction ecclésiastique, le traitement des clercs accusés de crimes et la portée de l’autorité royale. La querelle s’intensifie autour des Constitutions de Clarendon, adoptées en 1164, que Thomas accepte d’abord avant de revenir sur son engagement. Il quitte alors l’Angleterre et vit plusieurs années en exil, principalement sous la protection du roi de France et du pape.
Retour, mort et culte
Un rapprochement avec Henri II permet le retour de Thomas Becket en Angleterre en 1170, mais le conflit n’est pas réellement apaisé. Le 29 décembre de la même année, l’archevêque est assassiné dans la cathédrale de Canterbury par des chevaliers liés au roi. La responsabilité directe d’Henri II demeure un sujet d’interprétation, mais le meurtre provoque une profonde émotion dans la chrétienté occidentale.
Thomas Becket est canonisé en 1173 par le pape Alexandre III. Sa tombe à Canterbury devient rapidement un important lieu de pèlerinage. Son martyre contribue à faire de lui une figure majeure de la défense de l’indépendance de l’Église face au pouvoir séculier. Sa vie et sa mort sont rapportées dans de nombreux récits hagiographiques et historiques médiévaux, qui ne concordent pas toujours dans le détail.

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