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Xuanzang (玄奘)

Identité et formation

Xuanzang, également transcrit Hsüan-tsang, Hvenasāṃga, Genjō ou Huyền Trang, est un moine bouddhiste chinois, pèlerin, lettré et traducteur de l’époque des Tang. Né en 602 et mort en 664, il est l’une des grandes figures du bouddhisme d’Asie orientale. Son nom monastique, Xuanzang, signifie approximativement « Maître de la mystérieuse doctrine ».

Très tôt attiré par l’étude des textes bouddhiques, il se forma dans plusieurs centres religieux de Chine. Il constata cependant les divergences entre les traductions disponibles et souhaita consulter directement les traditions doctrinales conservées en Inde. Malgré les restrictions imposées par les autorités sur les déplacements vers l’ouest, il quitta la Chine au début du VIIe siècle.

Le voyage en Asie centrale et en Inde

Son périple le conduisit à travers les oasis et les royaumes d’Asie centrale, puis dans le sous-continent indien. Il visita de nombreux lieux associés à la vie du Bouddha et étudia auprès de maîtres appartenant à différentes écoles. Son séjour à Nālandā, l’un des principaux foyers intellectuels du bouddhisme indien, fut particulièrement important. Il y approfondit notamment la philosophie de l’école Yogācāra, qui accordait une place centrale à l’analyse de la conscience et de la connaissance.

Xuanzang observa également les institutions politiques, les pratiques religieuses, les coutumes et la géographie des régions traversées. Son récit de voyage, connu sous le titre de Da Tang Xiyu ji (« Mémoire des contrées occidentales de la Grande Tang »), constitue un témoignage majeur sur l’Inde et l’Asie centrale du VIIe siècle. Il fut composé à partir de ses souvenirs et de ses observations, avec l’appui de son entourage à la cour des Tang.

Traducteur et maître du bouddhisme chinois

De retour en Chine en 645, Xuanzang fut accueilli avec faveur par l’empereur Taizong. Installé dans plusieurs monastères de la capitale, notamment au monastère de la Grande Oie sauvage, il consacra les dernières années de sa vie à la traduction en chinois des textes rapportés d’Inde. Il dirigea une vaste équipe de collaborateurs et traduisit ou fit traduire des textes de philosophie, de logique, de discipline monastique et de pratique religieuse.

Son activité contribua à renouveler le vocabulaire doctrinal chinois et à établir une tradition particulière, souvent appelée école de la seule conscience ou école Faxiang. Son disciple Kuiji développa cette orientation après sa mort. Xuanzang fut également intégré à la mémoire littéraire et religieuse de l’Asie orientale, où son voyage inspira des récits, des légendes et des œuvres de fiction.

Auteur/autrice

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