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Bertrand du Guesclin

Origines et formation

Bertrand du Guesclin, né vers 1320 ou 1321 et mort en 1380, est un noble et chef de guerre breton, devenu l’un des principaux serviteurs du roi de France Charles V. Il appartient à une famille de la petite noblesse de Bretagne. Les récits postérieurs ont largement contribué à forger son image de combattant d’origine modeste, mais son ascension s’inscrit dans les réseaux nobiliaires et militaires de la Bretagne du XIVe siècle.

Un capitaine de la guerre de Cent Ans

Du Guesclin se fait connaître pendant la guerre de Succession de Bretagne, au cours de laquelle il combat du côté de Charles de Blois, soutenu par la monarchie française. Il s’illustre notamment dans la défense de places bretonnes contre les forces anglaises et leurs alliés. Sa réputation repose sur son habileté à conduire des opérations de siège, des attaques surprises et des campagnes de harcèlement.

Après la victoire anglaise à Auray en 1364, il entre plus directement au service de Charles V. Le roi lui confie des responsabilités croissantes dans la lutte contre les troupes anglaises et contre les compagnies de routiers qui ravagent le royaume. En 1367, Du Guesclin intervient dans la guerre civile de Castille en soutenant Henri de Trastamare contre Pierre le Cruel, allié du prince Édouard de Galles, dit le Prince Noir. Capturé à la bataille de Nájera, il est ensuite libéré contre rançon. La victoire d’Henri à Montiel, en 1369, renforce son prestige et lui vaut le titre de duc de Molina.

Connétable de France

En 1370, Charles V le nomme connétable de France, c’est-à-dire principal chef militaire du royaume. Du Guesclin réorganise l’effort de guerre et contribue à reprendre aux Anglais une grande partie des territoires qu’ils contrôlaient en France. Il privilégie une stratégie prudente, fondée sur la reconquête progressive des forteresses plutôt que sur la recherche de batailles rangées. Aux côtés du roi et de ses capitaines, il participe ainsi au redressement militaire français des années 1370.

Il reçoit plusieurs titres et seigneuries, dont le comté de Longueville. Il meurt le 13 juillet 1380 devant Châteauneuf-de-Randon, au cours d’une campagne menée en Auvergne. Sa dépouille est transférée et inhumée auprès des rois de France à la basilique de Saint-Denis. Sa mémoire, célébrée par les chroniques et la littérature chevaleresque, en a fait une figure emblématique de la monarchie française et de la résistance aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans.

Auteur/autrice

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