Jeanne II de Naples (1371-1435)
- 402 words
Jeanne II de Naples (1371-1435)
Identité et accession au trône
Jeanne II de Naples, également appelée Jeanne d’Anjou-Durazzo ou Jeanne de Sicile, est une reine de Naples de la dynastie d’Anjou-Durazzo. Elle est généralement présentée comme la fille de Charles III de Naples et de Marguerite de Durazzo. Les données retenues ici lui attribuent les dates de 1371 à 1435, mais sa date exacte de naissance demeure discutée selon les notices.
À la mort de son frère Ladislas de Naples, en 1414, Jeanne lui succède sur le trône napolitain. Son règne s’inscrit dans une période de fortes tensions dynastiques et internationales. Le royaume de Naples, auquel étaient associés les titres de reine de Sicile et de Jérusalem, est alors disputé par plusieurs lignées angevines et soumis aux interventions des puissances voisines.
Un règne marqué par les rivalités dynastiques
Jeanne épouse d’abord Guillaume d’Autriche, puis Jacques II de Bourbon. Ces unions ne mettent pas fin aux difficultés politiques de la monarchie. La question du rôle du conjoint dans le gouvernement du royaume suscite notamment des oppositions parmi les grands du royaume et dans l’entourage royal.
Sans héritier direct, Jeanne doit organiser sa succession en s’appuyant sur des alliances extérieures. Elle adopte d’abord Alphonse V d’Aragon, qui revendique ses droits sur Naples et intervient militairement dans le royaume. En conflit avec lui, elle finit par le désavouer et adopte Louis III d’Anjou, héritier de la branche angevine rivale. Cette décision contribue à maintenir la compétition entre les maisons d’Anjou et d’Aragon.
Gouvernement et fin du règne
Le règne de Jeanne II est dominé par les luttes de factions, les interventions militaires et les contestations de légitimité. La reine conserve néanmoins l’autorité dynastique jusqu’à sa mort. Elle meurt en 1435, sans descendance directe, après avoir désigné René d’Anjou comme successeur. La succession napolitaine reste alors l’objet d’un affrontement durable avec la monarchie aragonaise.
Jeanne II occupe une place importante dans l’histoire de la fin des Angevins de Naples. Son règne illustre la fragilité du pouvoir monarchique dans l’Italie méridionale du début du XVe siècle et la complexité des liens entre héritage dynastique, alliances matrimoniales et intervention pontificale.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
