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Gaumāta

Identification

Gaumāta, également transcrit Gaumata ou Qaumata, est un personnage associé à une crise dynastique de l’Empire achéménide en 522 av. J.-C. Son identification demeure étroitement liée au récit du roi Darius Ier, notamment à l’inscription de Behistun. Dans cette présentation officielle, Gaumāta était un mage qui usurpa le pouvoir en se faisant passer pour Bardiya, fils de Cyrus II et frère de Cambyse II.

La prise du pouvoir selon le récit de Darius

D’après la version de Darius, Gaumāta profita de l’absence de Cambyse II, alors engagé dans des opérations en Égypte, pour prendre le contrôle du royaume. Il aurait fait supprimer les proches susceptibles de reconnaître l’imposture, puis se serait présenté comme Bardiya. Le règne qui lui est attribué fut bref. La documentation disponible ne permet toutefois pas de reconstituer avec certitude la durée exacte de son pouvoir ni l’ensemble des mesures qu’il aurait prises.

Le récit de Darius affirme que Gaumāta fut tué lors d’une action menée par Darius et un groupe de nobles perses. Après cet épisode, Darius accéda au trône achéménide. La mort de Gaumāta est généralement placée en 522 av. J.-C., année marquée par plusieurs révoltes et contestations de l’autorité impériale.

Un personnage historiquement discuté

La principale difficulté tient à la nature de la documentation. Le portrait de Gaumāta est transmis avant tout par Darius, qui avait intérêt à présenter son propre avènement comme la restauration d’un ordre légitime après une usurpation. Certains historiens ont donc considéré que Gaumāta pouvait être un usurpateur distinct de Bardiya, tandis que d’autres ont envisagé que le récit officiel ait servi à dissimuler ou à justifier l’élimination d’un héritier réel.

La distinction entre Gaumāta et Bardiya ne peut ainsi pas être établie indépendamment de la propagande royale achéménide. Dans les traditions grecques, l’épisode correspond en partie au récit de l’usurpateur appelé Smerdis, mais les correspondances entre les versions perses et grecques ne sont pas parfaitement assurées. Gaumāta reste donc une figure essentielle pour l’étude de la succession achéménide, de la légitimation royale et de la construction de la mémoire politique impériale.

Auteur/autrice

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