Venceslas (empereur germanique, 1361-1419)
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Venceslas IV de Bohême
Identité et titres
Venceslas IV de Bohême, également appelé Wenceslas IV ou Venceslas de Luxembourg, est un souverain de la maison de Luxembourg, né en 1361 et mort en 1419. Fils de l’empereur Charles IV et d’Anne de Schweidnitz, il succède à son père comme roi de Bohême en 1378. Il avait été couronné roi de Bohême dès 1363, alors qu’il était encore enfant, afin d’assurer la continuité dynastique.
En 1376, il est élu roi des Romains, c’est-à-dire roi de Germanie destiné à exercer la dignité impériale. Cette élection, obtenue du vivant de Charles IV, renforce la position de la maison de Luxembourg dans l’Empire. Venceslas ne reçoit toutefois pas le couronnement impérial à Rome et n’est donc pas empereur au sens strict. L’appellation « empereur germanique », parfois employée dans les catalogues, doit être comprise avec cette réserve.
Un règne marqué par les conflits
Le règne de Venceslas est traversé par des tensions avec les princes, la noblesse et plusieurs villes de Bohême. Son autorité est également contestée dans les territoires de l’Empire. En 1400, plusieurs électeurs le déposent comme roi des Romains et élisent à sa place Robert de Palatinat. Venceslas conserve néanmoins la couronne de Bohême et continue de revendiquer ses droits dans l’Empire.
Ses relations avec son frère Sigismond, roi de Hongrie et futur empereur, sont difficiles. Venceslas est arrêté par une partie de la noblesse de Bohême en 1394, puis de nouveau détenu par Sigismond au début du XVe siècle. Ces épisodes affaiblissent davantage son prestige politique, sans entraîner cependant sa déchéance comme roi de Bohême.
La Bohême et les réformes religieuses
Le règne de Venceslas correspond à une période de profondes tensions religieuses et institutionnelles. L’Université de Prague devient un centre important de débats sur la réforme de l’Église, notamment autour de Jan Hus. Venceslas soutient certains changements dans l’organisation de l’université et cherche à accroître l’influence du pouvoir royal, mais son attitude envers les réformateurs évolue selon les circonstances politiques.
La crise du Grand Schisme d’Occident contribue à son isolement. Son incapacité à imposer une solution durable et les conflits avec les princes allemands nourrissent les critiques dirigées contre lui. En Bohême, son règne prépare le contexte politique et religieux dans lequel éclatera, après sa mort, la révolution hussite.

Auteur/autrice
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