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Robert II d’Artois (1250-1302)

Origines et comté d’Artois

Robert II d’Artois appartient à la maison capétienne d’Artois. Il est le fils de Robert Ier d’Artois, frère du roi Louis IX, et de Mathilde de Brabant. Son père étant mort en 1250 lors de la septième croisade, Robert lui succède comme comte d’Artois alors qu’il est encore enfant. La gestion de ses possessions est d’abord assurée sous l’autorité de sa famille et de son entourage.

Le comté d’Artois constitue l’un des grands apanages princiers de la monarchie capétienne. Robert II exerce ses droits comtaux dans un espace situé au nord du royaume de France, tout en demeurant étroitement lié à la politique de la dynastie régnante. Il est également apparenté à plusieurs grandes familles princières du royaume par ses alliances matrimoniales.

Un prince au service de la monarchie

Robert II joue un rôle important dans les entreprises militaires et diplomatiques des rois de France. Il participe à la croisade de Tunis en 1270, conduite par son oncle Louis IX, puis demeure associé aux expéditions et aux opérations de la monarchie capétienne. Sa position de prince du sang lui confère une influence notable dans les affaires du royaume.

Au cours des dernières décennies du XIIIe siècle, il intervient notamment dans les conflits opposant la France au comté de Flandre. Comme d’autres grands seigneurs du royaume, il contribue à l’affirmation de l’autorité de Philippe IV le Bel dans les principautés septentrionales. Son action s’inscrit ainsi dans le mouvement d’intégration progressive des territoires du nord dans l’orbite capétienne.

La bataille de Courtrai et la mort

En 1302, une révolte éclate en Flandre contre la domination française. Robert II reçoit un rôle majeur dans la conduite de l’armée envoyée pour rétablir l’autorité du roi. Le 11 juillet 1302, les forces françaises affrontent les milices flamandes à la bataille de Courtrai, appelée aussi bataille des Éperons d’or. L’armée française y subit une lourde défaite. Robert II d’Artois est tué au cours de la bataille.

Sa mort ouvre une crise successorale dans le comté d’Artois. Sa fille Mahaut obtient finalement l’héritage comtal, tandis que son petit-fils Robert, écarté de la succession, revendique ultérieurement ses droits. Cette querelle dynastique contribue à faire de la maison d’Artois un acteur durable des conflits politiques de la monarchie française.

Auteur/autrice

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