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Baudouin II de Courtenay (1217-1273)

Origines et accession

Baudouin II de Courtenay fut le dernier empereur latin de Constantinople à exercer effectivement son autorité dans la capitale. Il appartenait à la maison capétienne de Courtenay. Il était le fils de Pierre de Courtenay, empereur latin de Constantinople, et de Yolande de Hainaut. Né en 1217, il succéda encore enfant à son frère aîné Robert de Courtenay, mort en 1228.

En raison de son âge, le gouvernement de l’Empire latin fut d’abord assuré par des régents. En 1229, Jean de Brienne, ancien roi de Jérusalem, fut associé au pouvoir et exerça la régence au nom de Baudouin. Celui-ci atteignit sa majorité politique dans un État considérablement affaibli, réduit à Constantinople et à quelques territoires environnants, tandis que l’Empire de Nicée, dirigé par les Laskarides, s’affirmait comme le principal adversaire de la domination latine.

Le règne et la perte de Constantinople

Baudouin II tenta de préserver l’Empire latin grâce à des alliances matrimoniales et à l’appui des puissances occidentales. Il épousa d’abord Marie de Brienne, fille de Jean de Brienne, consolidant ainsi la coopération entre les deux lignages. Son règne fut marqué par de graves difficultés financières et militaires. La défense de Constantinople dépendait largement de renforts étrangers, tandis que le territoire impérial se réduisait progressivement.

En 1261, l’armée de l’empereur de Nicée Michel VIII Paléologue reprit Constantinople. Baudouin II dut s’enfuir et l’Empire latin cessa alors d’exister comme puissance territoriale effective. La restauration de l’Empire byzantin mit fin à la présence impériale des Courtenay dans la capitale, mais Baudouin conserva ses prétentions au titre impérial.

L’exil et les prétentions impériales

Après 1261, Baudouin II parcourut les cours occidentales afin d’obtenir une aide destinée à reconquérir Constantinople. Il sollicita notamment l’appui de la papauté, de la monarchie française et de Charles d’Anjou, roi de Sicile. En 1267, les accords conclus à Viterbe avec Charles d’Anjou contribuèrent à organiser un projet de restauration latine, qui ne fut toutefois jamais réalisé.

Baudouin mourut en 1273, après plus d’une décennie d’exil. Son fils Philippe de Courtenay lui succéda dans ses droits dynastiques et dans la revendication du titre d’empereur latin de Constantinople, désormais dépourvu de pouvoir effectif.

Auteur/autrice

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