Albert de Verceil (saint, 1150?-1214)
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Albert de Verceil
Identité et parcours ecclésiastique
Albert de Verceil, également appelé Alberto Avogadro, Albert de Jérusalem ou Alberto da Vercelli, est un prélat italien vénéré comme saint par l’Église catholique. Né vers 1150, il appartient au clergé séculier et reçoit une formation en droit canonique. Son surnom le rattache à la ville de Verceil, dans le nord de l’Italie, dont il devient l’évêque vers 1185.
Comme évêque de Verceil, Albert exerce également des fonctions de médiateur et de légat pontifical dans plusieurs affaires ecclésiastiques et politiques. Sa réputation de juriste et d’administrateur contribue à son élévation au patriarcat latin de Jérusalem, auquel il est appelé au début du XIIIe siècle, vers 1205. Il rejoint alors la Terre sainte, où le patriarcat latin est étroitement lié à la défense des États latins et à l’organisation de la vie chrétienne dans la région.
Le patriarche de Jérusalem
Albert exerce son autorité depuis Acre, principal centre politique et ecclésiastique des États latins après la perte de Jérusalem. Il intervient dans les affaires de l’Église orientale latine et entretient des relations avec les pouvoirs militaires et religieux présents en Terre sainte. Son gouvernement s’inscrit dans une période marquée par les tensions entre les autorités ecclésiastiques, les ordres militaires et les pouvoirs laïcs.
Il meurt assassiné à Acre en 1214. Les circonstances précises de sa mort sont rapportées de manière diverse, mais elle est généralement attribuée à un membre du clergé placé sous son autorité. Il est ensuite honoré comme martyr et comme saint. Sa fête liturgique est célébrée le 14 septembre.
La règle des carmes
Albert de Verceil est surtout connu pour la règle qu’il rédige pour les ermites du mont Carmel. Sollicité comme patriarche de Jérusalem, il donne à cette communauté une règle de vie probablement entre 1206 et 1214. Le texte organise la prière, la résidence séparée des ermites, le travail manuel, le jeûne, le silence et l’obéissance à un prieur.
Cette règle, souvent appelée Règle de saint Albert, constitue le texte fondateur de l’ordre du Carmel. Elle est ensuite adaptée et confirmée par l’autorité pontificale au XIIIe siècle. Albert est ainsi une figure importante de l’histoire du monachisme latin et de la structuration des communautés religieuses en Terre sainte.

Auteur/autrice
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