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Clément VII (antipape, 1342-1394)

Origines et carrière ecclésiastique

Robert de Genève, né en 1342 et mort en 1394, est un prélat d’origine genevoise devenu l’un des principaux protagonistes du Grand Schisme d’Occident. Issu de la maison de Genève, il appartient à une famille aristocratique étroitement liée aux milieux politiques et ecclésiastiques de l’Europe occidentale.

Il mène une carrière rapide dans l’Église. Il est notamment nommé archevêque de Cambrai, puis cardinal. Dans les années 1370, il exerce des responsabilités de légat pontifical en Italie pour le compte de Grégoire XI. Son action militaire et politique en Romagne, en particulier lors des affrontements qui accompagnent la reprise des territoires pontificaux, contribue à sa réputation controversée.

L’élection de 1378 et le début du schisme

Après la mort de Grégoire XI, l’élection d’Urbain VI à Rome, en avril 1378, est contestée par plusieurs cardinaux. Ceux-ci estiment avoir voté sous la pression de la population romaine et déclarent ensuite l’élection invalide. Réunis à Fondi, ils élisent Robert de Genève le 20 septembre 1378. Celui-ci prend le nom de Clément VII.

Cette double élection ouvre le Grand Schisme d’Occident, qui divise durablement la chrétienté latine entre une obédience romaine et une obédience avignonnaise. Clément VII s’installe à Avignon, tandis qu’Urbain VI demeure à Rome. Aucun des deux prétendants ne parvient à s’imposer à l’ensemble de l’Église.

L’obédience avignonnaise

Clément VII bénéficie du soutien de la France, ainsi que de plusieurs principautés et royaumes liés à l’espace politique français. Son autorité est reconnue par une partie importante de l’Europe occidentale, mais elle est refusée par les royaumes et les évêques ralliés à l’obédience romaine. Le schisme ne se réduit donc pas à une rivalité personnelle : il met en jeu des alliances dynastiques, des intérêts politiques et des conceptions concurrentes de la légitimité pontificale.

Durant son pontificat, Clément VII cherche à maintenir l’organisation de l’Église avignonnaise et à renforcer ses appuis diplomatiques. Sa mort, à Avignon en 1394, ne met pas fin au schisme : ses partisans élisent alors l’antipape Benoît XIII.

Auteur/autrice

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