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Blanche de Bourgogne (v. 1296-1326)

Origines et mariage

Blanche de Bourgogne est une princesse issue de la maison comtale de Bourgogne. Elle est généralement identifiée comme la fille d’Othon IV, comte palatin de Bourgogne, et de Mahaut d’Artois. Elle épousa en 1307 Charles de France, comte de la Marche, fils du roi Philippe IV le Bel et de la reine Jeanne de Navarre.

Ce mariage liait la famille de Bourgogne à la dynastie capétienne. Blanche appartenait également à un réseau familial important : sa sœur Jeanne épousa le futur Philippe V, tandis que sa sœur Mahaut épousa Louis d’Évreux.

Le scandale de 1314

En 1314, Blanche fut compromise dans le scandale connu sous le nom d’« affaire de la tour de Nesle ». Elle fut accusée d’entretenir une relation adultère avec Gautier d’Aunay, écuyer de la maison royale. Sa belle-sœur Marguerite de Bourgogne, épouse du futur Louis X, et sa belle-sœur Jeanne d’Artois furent également mises en cause, dans des circonstances distinctes.

Les accusations furent portées devant la justice royale. Gautier d’Aunay et son frère Philippe, accusés d’avoir été les partenaires des princesses, furent exécutés. Blanche fut emprisonnée, notamment au château de Château-Gaillard. Les sources et les récits postérieurs ont donné à cette affaire une dimension particulièrement dramatique, mais les détails de son déroulement doivent être distingués des reconstructions littéraires ultérieures.

Annulation du mariage et fin de vie

Lorsque Charles devint roi sous le nom de Charles IV en 1322, son mariage avec Blanche fut annulé par l’Église, en raison de l’adultère et de liens de parenté invoqués entre les époux. Blanche ne fut donc pas durablement reine de France : l’annulation intervint au début du règne de Charles IV. Celui-ci épousa ensuite Marie de Luxembourg, puis Jeanne d’Évreux.

Après l’annulation, Blanche fut transférée à l’abbaye de Maubuisson, fondée par sa mère, Mahaut d’Artois. Elle y vécut retirée jusqu’à sa mort, généralement placée en 1326. Son parcours illustre à la fois les alliances matrimoniales de la haute aristocratie capétienne et la vulnérabilité politique des princesses impliquées dans les conflits dynastiques.

Auteur/autrice

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