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Bu kong (Amoghavajra)

Identité et formation

Bu kong (705-774), connu sous le nom sanskrit d’Amoghavajra, est un moine bouddhiste et traducteur actif dans la Chine des Tang. Son nom chinois est également transcrit Da guang Zhi bu kong, « Bu kong de la Grande Sagesse », ou Zhi Bu kong. Il compte parmi les principales figures de l’essor du bouddhisme ésotérique en Asie orientale.

Issu d’un milieu d’Asie centrale, il se rendit en Chine alors que les échanges religieux et intellectuels entre les royaumes d’Asie et l’empire des Tang étaient particulièrement intenses. Il fut l’élève de Vajrabodhi, maître associé à la transmission de doctrines et de pratiques tantriques venues de l’Inde et de l’Asie du Sud. Après la mort de celui-ci, Bu kong poursuivit son activité de traduction et d’enseignement, notamment à Chang’an.

Activité religieuse et traductions

Bu kong joua un rôle majeur dans la diffusion en Chine des enseignements ésotériques, fondés sur les formules rituelles, les mandalas, les initiations et les pratiques liées aux divinités bouddhiques. Il traduisit ou fit traduire en chinois un grand nombre de textes attribués aux traditions tantriques, et participa à l’organisation de leur transmission dans les monastères.

Son œuvre contribua à fixer un vocabulaire chinois du bouddhisme ésotérique et à renforcer les liens entre la cour impériale, les institutions monastiques et les communautés religieuses venues d’Asie centrale. Les textes qui lui sont associés ont exercé une influence durable sur les écoles chinoises de l’époque et, indirectement, sur le bouddhisme ésotérique développé au Japon.

Relations avec la cour des Tang

Bu kong bénéficia de la protection de plusieurs empereurs des Tang, en particulier Xuanzong, Suzong et Daizong. Il fut consulté pour des rites destinés à assurer la protection de l’État et de la dynastie, ce qui illustre la place reconnue aux spécialistes des pratiques rituelles bouddhiques dans la politique religieuse impériale.

Sa carrière s’inscrit ainsi à la fois dans l’histoire du bouddhisme et dans celle des échanges entre la Chine, l’Inde et l’Asie centrale. À sa mort, en 774, il laissait une tradition d’enseignement et un ensemble de traductions qui firent de lui l’un des patriarches du bouddhisme ésotérique chinois.

Auteur/autrice

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