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Richard Kilvington (vers 1305-1361)

Identité et parcours

Richard Kilvington est un philosophe et théologien anglais associé à l’université d’Oxford dans la première moitié du XIVe siècle. Son nom le rattache vraisemblablement à Kilvington, dans le Yorkshire. Les sources le désignent aussi sous les formes Richard de Kilvington, Richardus de Kilvington et Kilvington ou Kylmington.

Sa formation et sa carrière se déroulent principalement dans le milieu universitaire oxonien. Il appartient au groupe des maîtres connus sous le nom d’« calculateurs d’Oxford », qui développèrent une analyse mathématique et logique des phénomènes naturels. Ce courant réunit notamment Thomas Bradwardine, William Heytesbury et Richard Swineshead. Kilvington est également identifié comme un maître en théologie, même si les étapes précises de sa carrière académique ne sont pas toujours établies avec certitude.

Œuvre et pensée

Les écrits qui lui sont attribués relèvent de la logique, de la philosophie naturelle et de la théologie. Son œuvre la plus connue est constituée de Sophismata, exercices de discussion fondés sur des propositions paradoxales ou ambiguës. Ces textes examinent les conditions de vérité des énoncés, les variations de signification et les rapports entre langage, raisonnement et réalité.

Kilvington s’intéresse aussi aux problèmes de la nature du mouvement, de la vitesse, du temps, de la continuité et des transformations graduelles. Comme d’autres calculateurs d’Oxford, il cherche à exprimer les variations physiques au moyen d’analyses quantitatives et de raisonnements formels. Ses discussions témoignent de l’importance croissante, dans la philosophie naturelle du XIVe siècle, des notions de mesure, de proportion et d’intensité. Des questions théologiques et métaphysiques sont également abordées dans les textes qui lui sont associés, mais l’étendue exacte de son corpus demeure discutée.

Fonctions ecclésiastiques et postérité

Richard Kilvington exerça aussi des fonctions dans l’Église anglaise. Il fut archidiacre de Londres durant les dernières années de sa vie et mourut en 1361. Son œuvre, longtemps moins connue que celle de certains autres calculateurs d’Oxford, occupe une place importante dans l’histoire de la logique médiévale et de la philosophie naturelle scolastique. Elle montre l’articulation étroite, caractéristique de son époque, entre enseignement universitaire, analyse logique et réflexion théologique.

Auteur/autrice

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