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Constantin V

Identité et accession au pouvoir

Constantin V, appelé aussi Constantin V Copronyme ou Constantin d’Isaurie, est un empereur byzantin de la dynastie dite isaurienne. Fils de l’empereur Léon III, il naît en 718 et meurt en 775. Associé au pouvoir par son père dès 720, il lui succède en 741.

Son règne est d’abord contesté par Artabasde, son beau-frère et ancien compagnon d’armes, qui s’empare de Constantinople et se fait reconnaître empereur. Constantin V reprend cependant l’avantage et rétablit son autorité en 743. Il gouverne ensuite l’Empire jusqu’à sa mort, en consolidant fortement le pouvoir impérial.

La politique religieuse

Constantin V est l’un des principaux défenseurs de l’iconoclasme, c’est-à-dire de l’opposition au culte des images religieuses. Sous son règne, cette orientation reçoit une formulation doctrinale officielle lors du concile de Hiéreia, réuni en 754. Le concile condamne la vénération des icônes, mais ses décisions ne sont pas reconnues par l’Église de Rome ni, plus tard, par les partisans de la restauration des images.

La politique religieuse de Constantin V vise notamment les milieux monastiques favorables aux icônes. Des mesures de confiscation et de répression sont attestées, même si leur ampleur et leur application ont été largement amplifiées par les récits de ses adversaires. Le surnom de « Copronyme », associé à son nom dans certaines sources, constitue une appellation polémique forgée ou popularisée par ses ennemis religieux.

Guerres et gouvernement impérial

Constantin V réorganise l’armée et s’appuie sur les thèmes, circonscriptions militaires de l’Empire, pour défendre l’Anatolie et mener des opérations offensives. Il conduit plusieurs campagnes contre les Arabes, qui ne parviennent pas à reprendre durablement les territoires byzantins d’Asie Mineure. Il intervient également à plusieurs reprises contre les Bulgares, avec des succès variables, avant de remporter d’importantes victoires dans les dernières années de son règne.

Son règne renforce l’autorité centrale et la capacité militaire de l’Empire, mais il laisse une mémoire très controversée. Les sources favorables à la restauration du culte des images le présentent comme un persécuteur, tandis que son action administrative et militaire témoigne d’un souverain énergique, engagé dans la défense et la transformation de l’État byzantin.

Auteur/autrice

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