Cyriaque d’Ancône (1391-1452)
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Cyriaque d’Ancône (1391-1452)
Identité et formation
Cyriaque d’Ancône, ou Ciriaco Pizzecolli, est un marchand, humaniste et antiquaire italien de la première moitié du XVe siècle. Né à Ancône en 1391, il appartient à une famille active dans le commerce. Ses activités marchandes lui permettent de voyager largement autour de la Méditerranée et d’entrer en contact avec les vestiges matériels et les textes de l’Antiquité.
Voyages et recherches antiquaires
Cyriaque visite de nombreuses régions d’Italie, de Grèce et de Méditerranée orientale. Il se rend notamment à Constantinople, en Grèce et dans des îles de l’Égée, où il observe des monuments, relève des inscriptions et décrit des sculptures, des ruines et des objets anciens. Ses déplacements l’amènent également dans des territoires soumis à l’Empire ottoman ou placés sous l’autorité de puissances latines.
Il ne se limite pas à la collecte de témoignages écrits. Il dessine les monuments qu’il voit, copie des inscriptions grecques et latines et consigne des informations sur leur emplacement et leur état. Cette démarche, fondée sur l’observation directe, distingue son travail de nombreuses compilations médiévales qui transmettent les textes antiques sans vérification sur le terrain.
Œuvre et réception
Les notes de Cyriaque sont connues sous le nom de Commentaria. Elles formaient un ensemble considérable de descriptions, de transcriptions et de dessins, mais leur transmission est fragmentaire. Une partie de ses papiers a disparu, et les textes conservés nous sont parvenus par des copies, des extraits et des témoignages indirects. Ses relevés ont néanmoins contribué à la connaissance d’inscriptions et de monuments qui ont ensuite été endommagés ou détruits.
Cyriaque d’Ancône est souvent présenté comme l’un des précurseurs de l’archéologie moderne. Cette qualification doit être comprise dans le contexte de l’humanisme italien : il ne pratique pas encore l’archéologie comme une discipline institutionnalisée, mais il associe le voyage, l’examen matériel des vestiges, la copie épigraphique et la comparaison des sources. Son activité participe ainsi au renouvellement de l’étude de l’Antiquité au XVe siècle.

Auteur/autrice
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