Acace de Constantinople (04..-0489)
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Acace de Constantinople
Identité et fonction
Acace de Constantinople, également appelé Acacius Constantinopolitanus, fut patriarche de Constantinople dans la seconde moitié du Ve siècle. Il mourut en 489. La date de sa naissance n’est pas connue. Son activité s’inscrit dans les controverses christologiques qui suivirent le concile de Chalcédoine de 451, notamment autour de la nature du Christ et de l’autorité des grands sièges épiscopaux.
Le patriarcat d’Acace
Acace exerça le patriarcat de Constantinople à partir de 472 environ, après la mort de Gennade. Son épiscopat se déroula sous les règnes de Zénon et de Basilisque, puis de nouveau sous Zénon. Constantinople occupait alors une place centrale dans les débats religieux de l’Empire romain d’Orient, tandis que les oppositions entre partisans et adversaires de Chalcédoine demeuraient vives.
Acace adopta une politique d’équilibre entre les différentes tendances ecclésiastiques, mais il se rapprocha progressivement de la cour impériale et des milieux hostiles à la réception pleine et entière de Chalcédoine. En 482, l’empereur Zénon promulgua l’Henotikon, ou « formule d’union », destiné à rétablir la concorde entre les chalcédoniens et leurs adversaires. Le texte évitait de confirmer explicitement les formulations les plus contestées du concile, tout en condamnant certaines positions considérées comme hérétiques. Acace soutint cette politique et participa à sa mise en œuvre.
La rupture avec Rome
L’acceptation de l’Henotikon entraîna l’opposition du pape Félix III, qui exigeait notamment la déposition de Pierre le Foulon, patriarche d’Antioche, et le rétablissement de la pleine autorité des décisions de Chalcédoine. En 484, Félix III excommunia et déposa Acace. Le nom du pape fut ensuite retiré des diptyques de Constantinople. Cette rupture inaugura le schisme dit « acacien », qui opposa Rome et Constantinople pendant plusieurs décennies et ne prit fin qu’en 519.
Acace conserva son siège jusqu’à sa mort en 489. Son action contribua à renforcer l’autonomie institutionnelle et doctrinale du patriarcat de Constantinople, tout en aggravant momentanément la séparation entre les Églises de Rome et de Constantinople.

Auteur/autrice
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