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Farīd al-Dīn Abō Ḥāmed Moḥamed ʿAṭṭār Nīṣ̌āpōrī

Identité et milieu

Farīd al-Dīn ʿAṭṭār Nīṣ̌āpōrī, également appelé ʿAṭṭār ou Farid ud-Din ʿAttar, est un poète persan et un auteur associé au soufisme. Son nom est généralement transcrit en persan sous la forme فرید الدین ابو حامد محمد عطار نیشاپوری. L’épithète ʿAṭṭār, qui signifie « parfumeur » ou « apothicaire », est traditionnellement mise en relation avec une activité de pharmacien ou de marchand de substances médicinales et parfumées, mais les détails biographiques demeurent incertains.

Il est rattaché à Nīšāpūr, dans le Khorassan, l’un des grands centres intellectuels et littéraires du monde iranien médiéval. Les dates qui lui sont attribuées varient selon les traditions : sa naissance est souvent placée vers 1119 et sa mort vers 1190, sans que ces repères puissent être tenus pour assurés. Les récits ultérieurs de sa vie mêlent probablement informations historiques, traditions spirituelles et éléments légendaires.

Œuvre et pensée

ʿAṭṭār compte parmi les représentants majeurs de la poésie mystique persane. Son œuvre met en scène le cheminement de l’âme vers la connaissance de Dieu, la nécessité du renoncement aux attachements mondains et la transformation intérieure du chercheur. Elle recourt fréquemment aux récits exemplaires, aux dialogues, aux anecdotes de saints et aux symboles animaliers.

Le Manṭeq al-ṭayr (« Le Langage des oiseaux ») est son ouvrage le plus célèbre. Il raconte le voyage d’un groupe d’oiseaux guidés par la huppe à la recherche du Sīmorgh, figure symbolique de la vérité et de la connaissance de soi. Le Ilāhī-nāma (« Livre divin ») et le Asrār-nāma (« Livre des secrets ») sont également traditionnellement associés à son nom. La Tadhkerat al-awliyāʾ (« Mémorial des saints »), recueil en prose consacré à des figures du soufisme, lui est aussi attribuée.

Réception

La réputation de ʿAṭṭār s’est affirmée dans la littérature persane et dans les traditions soufies. Il a exercé une influence importante sur des auteurs postérieurs, notamment Jalāl al-Dīn Rūmī, qui le présente dans la tradition comme l’un de ses maîtres spirituels indirects. Toutefois, l’attribution de plusieurs textes et les épisodes rapportés dans les biographies anciennes doivent être examinés avec prudence.

Auteur/autrice

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