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Hans Schiltberger

Identité et parcours

Hans Schiltberger, également appelé Johannes ou Johann Schiltberger, est un voyageur et auteur germanophone de la fin du Moyen Âge. Originaire de Bavière, il serait né vers 1380. Son parcours est connu principalement par le récit qu’il a laissé de ses années de captivité et de déplacements en Orient.

En 1396, Schiltberger participa à la croisade conduite par le roi Sigismond de Luxembourg contre les Ottomans. Après la défaite chrétienne de Nicopolis, il fut capturé par les troupes du sultan Bayezid Ier. Réduit en esclavage, il demeura plusieurs années au service de maîtres successifs dans les territoires soumis aux Ottomans et dans les régions orientales voisines.

Captivité et voyages

Son itinéraire le conduisit à travers une vaste partie de l’Anatolie, du Caucase et de l’Asie intérieure. Après la victoire de Tamerlan sur Bayezid Ier à Ankara en 1402, Schiltberger passa sous l’autorité des Timourides. Il rapporte avoir observé des populations, des pratiques religieuses, des institutions politiques et des paysages très divers, notamment dans les régions situées entre la mer Noire, l’Iran et l’Asie centrale.

Le récit contient aussi des informations sur les routes commerciales, les villes, les peuples et les royaumes rencontrés ou décrits par l’intermédiaire d’autres voyageurs. Certaines notices relèvent toutefois de traditions géographiques médiévales et doivent être distinguées de l’observation directe. Schiltberger aurait recouvré sa liberté et regagné la Bavière après plusieurs décennies d’absence, probablement dans les années 1420.

Le Reisebuch

De retour en Occident, Hans Schiltberger fit connaître son expérience dans un récit généralement désigné sous le titre de Reisebuch, ou « Livre des voyages ». L’ouvrage associe le récit autobiographique de la captivité à une description des régions traversées et des peuples dont il eut connaissance. Il constitue un témoignage important sur la perception occidentale de l’Empire ottoman, des États timourides et des espaces eurasiatiques au début du XVe siècle.

La rédaction et la transmission du texte ont probablement été marquées par la mise par écrit d’un témoignage oral. Le récit circula en allemand et connut une diffusion imprimée à la fin du XVe siècle. Il fut ensuite utilisé par des historiens et des géographes comme source sur l’Orient médiéval, tout en suscitant des réserves quant à l’exactitude de certains passages.

Auteur/autrice

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