Thomas d’Aquin (saint, 1225?-1274)
- 415 words
Thomas d’Aquin (saint, vers 1225-1274)
Vie et formation
Thomas d’Aquin est un théologien et philosophe dominicain italien, l’une des figures majeures de la pensée scolastique médiévale. Il naît vers 1225 dans la famille des comtes d’Aquino, probablement au château de Roccasecca, dans le royaume de Sicile. Destiné par sa famille à une carrière ecclésiastique, il reçoit une première formation à l’abbaye du Mont-Cassin, puis étudie à l’université de Naples.
Vers 1244, il entre dans l’ordre des Prêcheurs, malgré l’opposition de ses proches. Il poursuit sa formation à Paris, puis à Cologne, où il étudie sous la direction d’Albert le Grand. Ordonné prêtre, il devient maître en théologie à l’université de Paris en 1256. Il enseigne ensuite à Paris à plusieurs reprises, ainsi que dans des studia dominicains en Italie, notamment à Rome et à Naples. Il travaille également auprès de la curie pontificale comme théologien et conseiller.
Œuvre et pensée
L’œuvre de Thomas d’Aquin couvre la théologie, la philosophie, l’exégèse biblique et la liturgie. Sa pensée s’appuie largement sur Aristote, dont les textes sont alors progressivement intégrés à l’enseignement latin, mais aussi sur les Pères de l’Église, les auteurs arabes et juifs et la tradition néoplatonicienne. Il cherche à montrer l’accord possible entre la raison naturelle et la révélation chrétienne, tout en distinguant leurs domaines propres.
Parmi ses œuvres les plus importantes figurent la Somme contre les gentils, consacrée notamment à la défense rationnelle de la foi chrétienne, et la Somme de théologie, demeurée inachevée. Cette dernière expose de manière systématique les fondements de la doctrine chrétienne, la création, la loi, les vertus, les vices, le Christ et les sacrements. Thomas rédige également de nombreux commentaires d’Aristote et de la Bible, ainsi que des questions disputées et des opuscules philosophiques et théologiques.
Dernières années et postérité
En 1272, Thomas est appelé à Naples pour y organiser un studium dominicain et y enseigner. Alors qu’il se rend au concile de Lyon, il tombe malade et meurt le 7 mars 1274 à l’abbaye de Fossanova. Son œuvre exerce rapidement une influence considérable dans les universités et les écoles de théologie. Il est canonisé en 1323 par le pape Jean XXII et devient l’un des principaux docteurs de l’Église latine.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
