Jacques d’Armagnac Nemours (duc de, 1433-1477)
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Jacques d’Armagnac, duc de Nemours
Origines et titres
Jacques d’Armagnac naît en 1433 dans une branche princière de la maison d’Armagnac. Il est le fils de Bernard d’Armagnac, comte de Pardiac, et d’Éléonore de Bourbon, issue de la maison de Bourbon et héritière de droits sur le comté de la Marche. Par sa naissance et ses héritages, Jacques appartient à la haute noblesse du royaume de France.
Il porte le titre de comte de la Marche et devient duc de Nemours. Le duché de Nemours, érigé en pairie au milieu du XVe siècle, lui confère un rang particulièrement élevé parmi les grands seigneurs du royaume. Son mariage avec Louise d’Anjou, célébré en 1462, renforce ses liens avec la famille princière issue de la maison d’Anjou.
Un grand seigneur sous Louis XI
Jacques d’Armagnac prend part aux tensions qui opposent les grands feudataires à l’autorité monarchique durant le règne de Louis XI. En 1465, il rejoint la Ligue du Bien public, coalition formée contre le roi par plusieurs princes et seigneurs, dont le duc de Bourgogne et le duc de Bretagne. Après la défaite de la coalition et la conclusion de la paix de Conflans, il obtient le pardon royal.
Cette réconciliation demeure fragile. Comme d’autres grands nobles, Jacques conserve une importante puissance territoriale et entretient des relations politiques susceptibles d’inquiéter la monarchie. Ses liens avec les adversaires de Louis XI, ainsi que sa participation à de nouvelles oppositions aristocratiques, contribuent à sa mise en accusation.
Procès et exécution
Arrêté en 1476, Jacques d’Armagnac est jugé pour trahison devant la justice royale. Le procès s’inscrit dans la politique de réduction de l’autonomie des grands princes menée par Louis XI. Condamné à mort, il est exécuté à Paris en 1477. Ses biens sont confisqués au profit de la Couronne, tandis que sa famille subit les conséquences politiques de sa condamnation.
La carrière de Jacques d’Armagnac illustre les difficultés rencontrées par les princes territoriaux de la fin du Moyen Âge : détenteurs d’héritages considérables et habitués à une large autonomie, ils se trouvent de plus en plus soumis à la justice, à la diplomatie et au contrôle financier du pouvoir royal.

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