Jan van Ruusbroec (1293?-1381)
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Jan van Ruusbroec (1293 ?-1381)
Identité et parcours
Jan van Ruusbroec, également appelé Joannes Ruisbroicus, Joannes Rusberus, Joannes Rusbrochius ou Johannes Rüsebruch, est un prêtre et auteur mystique des Pays-Bas méridionaux. Né probablement en 1293 à Ruusbroec, près de Bruxelles, il mourut en 1381 au prieuré de Groenendael. Son nom dérive du lieu d’origine familial et apparaît sous de nombreuses formes latines et néerlandaises dans les manuscrits et les éditions anciennes.
Il fut d’abord actif comme prêtre à Bruxelles. Vers 1343, il se retira avec quelques compagnons à Groenendael, dans la forêt de Soignes, où se constitua une communauté religieuse. Celle-ci fut rattachée aux chanoines réguliers de saint Augustin en 1350. Ruusbroec en devint le prieur et y poursuivit son activité d’écrivain et de directeur spirituel jusqu’à sa mort.
Œuvre et pensée
Ruusbroec rédigea principalement en moyen néerlandais. Son œuvre expose les étapes de la vie spirituelle, depuis la conversion et la pratique des vertus jusqu’à l’union intérieure avec Dieu. Il insiste sur la transformation de l’âme par la grâce, sur l’amour actif du prochain et sur l’accord nécessaire entre contemplation et action.
Parmi les ouvrages qui lui sont attribués figurent Le Royaume des amants, Les Noces spirituelles, La Pierre brillante, Les Sept Degrés de l’échelle de l’amour spirituel et Le Miroir du salut éternel. Les Noces spirituelles, son texte le plus célèbre, présente l’union de l’âme à Dieu à partir de l’image biblique des noces. Ses écrits associent un langage fortement théologique à des descriptions de l’expérience mystique.
Postérité
La pensée de Ruusbroec exerça une influence importante sur la mystique des Pays-Bas et sur les milieux de la Devotio moderna, même si les relations précises entre son œuvre et les auteurs de ce courant doivent être distinguées selon les textes et les périodes. Ses ouvrages furent lus, traduits et diffusés dans plusieurs langues. Au XVe siècle, certaines de ses formulations suscitèrent des réserves, notamment chez des théologiens qui craignaient une interprétation excessive de l’union mystique ; son orthodoxie fut toutefois défendue.

Auteur/autrice
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