Johannes Maxentius (04..-05..)
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Johannes Maxentius
Identification
Johannes Maxentius, également appelé Iohannes ou Joannes Maxentius, est un moine et théologien chrétien du début du VIe siècle. Il est généralement identifié au chef ou au principal porte-parole des moines dits « scythes », actifs dans les controverses doctrinales de l’Empire romain d’Orient sous les règnes d’Anastase Ier et de Justin Ier.
Activité théologique
Maxentius intervient dans les débats qui suivent le concile de Chalcédoine (451), notamment au sujet de l’articulation entre la divinité et l’humanité du Christ. Avec les moines scythes, il défend la formule selon laquelle « l’un de la Trinité a souffert dans la chair ». Cette expression entendait affirmer que le Christ qui a souffert est véritablement Dieu, tout en maintenant que la souffrance appartient à sa nature humaine.
Sa position s’opposait à ce qu’il considérait comme une séparation excessive entre les deux natures du Christ. Elle visait aussi à répondre aux accusations de nestorianisme portées contre certains théologiens chalcédoniens. La formule théopaschite fut discutée à Constantinople et à Rome, dans un contexte où les autorités ecclésiastiques cherchaient à rapprocher les partisans de Chalcédoine et les milieux attachés aux formulations de Cyrille d’Alexandrie.
Œuvres et réception
Plusieurs écrits dogmatiques et polémiques sont attribués à Johannes Maxentius. Ils comprennent notamment des défenses de la formule théopaschite, des réponses à des adversaires théologiques et des textes consacrés à l’interprétation de la foi chalcédonienne. Ces attributions reposent toutefois sur une tradition manuscrite et historiographique qui n’est pas toujours homogène. Le personnage est principalement connu à travers les controverses auxquelles il prit part plutôt que par une biographie détaillée.
Son activité appartient à une phase importante de la formation de la théologie byzantine postérieure à Chalcédoine. La formule qu’il soutint fut finalement intégrée à la profession de foi associée à la réconciliation entre l’Église de Constantinople et Rome sous Justin Ier, sans que cela mette fin aux divisions christologiques de l’Orient chrétien.

Auteur/autrice
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