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Jean de Plan Carpin

Identité et formation

Jean de Plan Carpin, également connu sous les formes Jean de Plancarpin, Jean de Plano Carpini ou Giovanni da Pian del Carpine, est un religieux franciscain et un représentant pontifical du XIIIe siècle. Il serait né vers 1182 dans la région de Pérouse, en Italie, et mourut en 1252. Son nom renvoie à Pian di Carpine, aujourd’hui identifié à Magione, en Ombrie.

Compagnon de François d’Assise et l’un des premiers disciples de l’ordre franciscain, il participa à l’expansion de celui-ci en Europe centrale et orientale. Il exerça également des responsabilités importantes dans l’organisation de la province franciscaine de Germanie. Sa connaissance des régions situées au-delà des territoires latins contribua à son choix par la papauté pour une mission diplomatique auprès des Mongols.

La mission auprès des Mongols

En 1245, le pape Innocent IV l’envoya vers le grand khan, dans le contexte de la progression mongole en Europe orientale et de la recherche d’informations sur la puissance mongole. Jean de Plan Carpin quitta Lyon, où se trouvait alors la cour pontificale, et traversa la Bohême, la Pologne et les territoires ruthènes avant de rejoindre les espaces contrôlés par les Mongols.

Il atteignit la cour du grand khan Güyük, probablement en 1246, et lui remit une lettre du pape. Sa mission avait une dimension diplomatique et informative : elle visait notamment à comprendre l’organisation politique et militaire de l’Empire mongol, à connaître ses intentions envers les royaumes chrétiens et à proposer l’établissement de relations avec la papauté. Jean revint en Occident en 1247, rapportant une réponse du khan ainsi que des informations recueillies durant son voyage.

Historia Mongalorum

Jean de Plan Carpin rédigea, à son retour, une relation connue sous le titre d’Historia Mongalorum, ou « Histoire des Mongols ». Ce texte constitue l’un des premiers témoignages latins détaillés sur l’Empire mongol. Il décrit les origines attribuées aux Mongols, leur organisation sociale et militaire, leurs croyances, leurs pratiques politiques et les territoires soumis à leur autorité.

L’ouvrage ne se limite pas à un récit de voyage : il fournit à la papauté un dossier destiné à l’informer sur un pouvoir considéré à la fois comme une menace et comme un possible interlocuteur. Malgré les limites de son point de vue et les informations parfois indirectes dont il disposait, Jean de Plan Carpin demeure un témoin majeur des premiers contacts entre la chrétienté latine et l’Empire mongol.

Dernières fonctions

Après son retour, Jean de Plan Carpin fut nommé archevêque de Bar, aujourd’hui Stari Bar, dans les Balkans. Il conserva toutefois la mémoire de sa mission orientale, principalement à travers sa relation sur les Mongols.

Auteur/autrice

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