Jean Soreth (1394?-1471)
- 424 words
Jean Soreth (1394 ?-1471)
Identité et formation
Jean Soreth, également nommé Johannes Sorethius ou Giovanni Soreth, est un religieux carme, théologien et réformateur français du XVe siècle. Né vers 1394, probablement en Normandie, il entra dans l’ordre du Carmel et reçut une formation théologique approfondie. Il enseigna notamment la théologie et exerça des responsabilités dans l’administration de la province carmélitaine de France.
Prieur général du Carmel
Élu prieur général de l’ordre en 1451, Jean Soreth dirigea le Carmel dans une période marquée par les efforts de réforme des ordres religieux. Son action porta sur le rétablissement d’une observance plus stricte de la règle, la discipline des communautés et la consolidation de la vie conventuelle. Il visita les couvents, encouragea les maisons attachées à l’observance régulière et intervint dans les affaires internes de l’ordre.
Son gouvernement s’inscrit dans le mouvement général de réforme religieuse qui traversa l’Église latine au XVe siècle. Les sources le présentent comme un supérieur actif, soucieux de restaurer la pauvreté, la clôture, la prière commune et l’étude, sans pour autant rompre avec les structures traditionnelles du Carmel.
Rôle dans la vie religieuse féminine
Jean Soreth est particulièrement associé à l’organisation et au développement des communautés féminines rattachées au Carmel. Il favorisa l’intégration de monastères de femmes dans la famille carmélitaine et contribua à préciser leur cadre spirituel et institutionnel. Son action constitue une étape importante dans l’histoire des carmélites, avant les transformations de l’époque moderne.
Il encouragea également la vie régulière de groupes de laïcs liés à l’ordre, dans le cadre du tiers ordre carmélitain. Cette activité témoigne de sa volonté d’étendre l’idéal spirituel du Carmel au-delà des seuls couvents de religieux.
Mort et mémoire
Jean Soreth mourut à Angers en 1471, alors qu’il exerçait encore la charge de prieur général. La mémoire carmélitaine le conserva comme un réformateur majeur de l’ordre et comme une figure de la restauration de la discipline régulière au XVe siècle. Son culte fut reconnu après le Moyen Âge, mais son importance historique repose d’abord sur son gouvernement du Carmel et sur son rôle dans l’essor des communautés carmélites féminines.

Auteur/autrice
root@sd-146999.dedibox.fr
