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Jean V Paléologue

Identité et accession au trône

Jean V Paléologue, ou Jean V (1332-1391), fut empereur byzantin de 1341 à 1391, avec plusieurs interruptions. Fils d’Andronicus III Paléologue et d’Anne de Savoie, il appartenait à la dynastie des Paléologues, qui régna sur l’Empire romain d’Orient jusqu’à la prise de Constantinople en 1453. À la mort de son père, en 1341, Jean V était encore mineur. La régence fut d’abord exercée au nom de l’empereur par sa mère, avec le concours de hauts dignitaires de l’Empire.

Guerres civiles et exercice du pouvoir

La régence entra rapidement en conflit avec Jean Cantacuzène, principal conseiller d’Andronicus III, qui fut proclamé empereur sous le nom de Jean VI. La guerre civile, menée de 1341 à 1347, affaiblit profondément l’Empire. Jean Cantacuzène finit par entrer à Constantinople et gouverna comme coempereur, tandis que Jean V épousait sa fille Hélène. Cette association ne mit pas fin aux rivalités. Une nouvelle guerre civile, de 1352 à 1354, permit finalement à Jean V de reprendre le contrôle de Constantinople et contraignit Jean VI à se retirer.

Le règne de Jean V se déroula dans un contexte de rétrécissement territorial et de fortes pressions militaires. Les Ottomans s’implantèrent durablement en Europe et prirent Gallipoli en 1354, tandis que les ressources impériales demeuraient limitées. En 1373, Jean V dut reconnaître une forme de dépendance envers le sultan ottoman. Son fils Andronicus IV se révolta alors contre lui et l’écarta temporairement du pouvoir. Jean V fut rétabli en 1379 avec l’aide ottomane, au prix d’une dépendance accrue.

Relations avec l’Occident et dernières années

Pour obtenir une aide militaire contre les Ottomans, Jean V chercha à rapprocher l’Église de Constantinople de la papauté. Il se rendit à Rome en 1369 et y professa personnellement la foi catholique, sans parvenir à imposer une union durable aux populations et au clergé byzantins. Ces démarches ne produisirent pas le soutien militaire espéré.

En 1390, son petit-fils Jean VII s’empara brièvement de Constantinople, mais Jean V reprit le pouvoir la même année. Il mourut en février 1391. Son règne illustre la crise finale de l’Empire byzantin : affaibli par les guerres civiles, dépendant des puissances voisines et contraint de solliciter l’aide de l’Occident, il ne put empêcher la progression ottomane.

Auteur/autrice

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