Jonah ben Abraham Gerondi (1200?-1263)
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Jonah ben Abraham Gerondi
Identité et cadre
Jonah ben Abraham Gerondi, également appelé Yonah Gerondi, Rabbenou Yonah ou Yonah ben Avraham he-Ḥasid mi-Gironda, est un maître juif de la péninsule Ibérique actif au XIIIe siècle. L’épithète he-Ḥasid (« le pieux ») souligne la réputation de piété et d’ascèse qui lui fut attribuée. Son surnom Gerondi le rattache à Gérone, en Catalogne.
Les notices le situent généralement vers 1200-1263, mais sa date de naissance demeure incertaine. Il appartient à la génération des grands maîtres du judaïsme rabbinique ibérique qui développèrent à la fois l’étude juridique, l’exégèse talmudique et la réflexion éthique.
Activité intellectuelle
Jonah Gerondi est principalement connu comme talmudiste et auteur de littérature morale. Il est traditionnellement associé à une importante école d’étude en Catalogne et à l’enseignement de la teshuvah, la repentance ou conversion morale. Sa pensée insiste sur l’examen de conscience, la maîtrise des comportements, la responsabilité religieuse et le retour à Dieu.
Son œuvre la plus célèbre est le traité Sha‘arei Teshuvah (« Les Portes de la repentance »), composé de développements et d’exhortations sur le repentir, les fautes, la confession et l’amendement de la conduite. Ce texte a exercé une influence durable dans l’éthique juive et dans la littérature de dévotion. L’attribution de certains autres écrits ou commentaires à Jonah Gerondi est discutée et doit être distinguée de l’œuvre qui lui est communément rattachée.
Rapports avec les débats doctrinaux
Jonah Gerondi est également mentionné dans l’histoire des controverses suscitées par les écrits philosophiques de Maïmonide au XIIIe siècle. Il participa à des prises de position critiques contre certains usages de la philosophie et contre la diffusion de textes maïmonidiens jugés problématiques par des autorités traditionalistes. Les récits ultérieurs présentent toutefois son attitude comme ayant évolué, notamment sous l’effet d’une réflexion sur la gravité de la controverse.
La tradition le rattache à la famille intellectuelle de Nahmanide, ou Moïse ben Nahman, mais la nature précise de leur parenté et de leur collaboration doit être formulée avec prudence. Jonah Gerondi mourut en 1263, généralement associé à Tolède dans les notices biographiques.

Auteur/autrice
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