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Géorgie

Identification et localisation

La Géorgie désigne ici un espace historique du Caucase, situé entre la mer Noire et les chaînes du Grand Caucase, à la rencontre des mondes anatolien, iranien et caucasien. Cette désignation ne doit pas être comprise comme l’équivalent exact des frontières de l’État géorgien contemporain : les territoires réunis sous ce nom au Moyen Âge ont connu des configurations politiques variables et leurs limites ont souvent changé.

Le nom canonique est Géorgie, avec les formes Georgia, Sakartvélo et საქართველო. Sakartvélo est le nom géorgien du pays. Dans les sources médiévales, l’espace correspondant à la Géorgie pouvait aussi être désigné au moyen de noms régionaux ou politiques distincts, notamment ceux de Kartli, d’Ibérie caucasienne, de Colchide ou d’Abkhazie. Ces appellations ne sont toutefois pas toujours synonymes de la Géorgie médiévale dans son ensemble.

Nature politique et territoriale

La Géorgie médiévale ne constitue pas d’emblée une entité politique unifiée. Le territoire est longtemps partagé entre plusieurs royaumes et principautés, dont les principaux foyers se trouvent en Géorgie orientale et occidentale. Le royaume de Kartli, correspondant approximativement à l’ancienne Ibérie caucasienne, joue un rôle central dans l’histoire politique de l’est du pays, tandis que la Géorgie occidentale relève de formations comme la Colchide puis le royaume d’Abkhazie.

Une monarchie géorgienne unifiée se met en place au début du XIe siècle sous le règne de Bagrat III. Le royaume connaît ensuite une forte expansion et une importante consolidation politique, particulièrement sous David IV et la reine Tamar. Cette unité demeure cependant soumise aux rivalités régionales et aux interventions des puissances voisines. À partir du XIIIe siècle, les invasions mongoles puis les concurrences entre pouvoirs régionaux contribuent à l’affaiblissement et à la fragmentation de l’autorité royale.

Cadre historique

Le christianisme devient un élément majeur de l’identité politique et culturelle géorgienne dès l’Antiquité tardive. Au Moyen Âge, les royaumes géorgiens entretiennent des relations étroites avec Byzance, les pouvoirs musulmans du Proche-Orient et les autres principautés du Caucase. La langue géorgienne et son écriture sont employées dans l’administration, la liturgie et la production culturelle, tandis que les institutions ecclésiastiques participent à la structuration du territoire.

Le dossier ne précise ni les bornes chronologiques retenues ni le périmètre exact de l’entité enregistrée. La notice doit donc distinguer la Géorgie comme espace historique général des royaumes et régions qui la composent selon les périodes.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr