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Montpellier (Hérault, France)

Identification et localisation

Montpellier est une agglomération et un territoire urbain du Languedoc médiéval, correspondant principalement à l’actuelle ville de Montpellier, dans le département de l’Hérault. Au Moyen Âge, le site se trouve dans l’espace compris entre les basses vallées du Lez et de la Mosson, à proximité du littoral méditerranéen et de l’étang de Thau. Cette position favorise les relations avec les ports et les marchés du bas Languedoc, sans que le territoire médiéval puisse être assimilé exactement aux limites administratives modernes.

Formation et seigneurie

La documentation connue fait apparaître Montpellier à la fin du Xe siècle. Vers 985, un domaine situé à Montpellier est donné par Bernard, comte de Melgueil, à Guilhem, membre de la famille qui devient la lignée seigneuriale de Montpellier. Le noyau urbain se développe ensuite autour de la seigneurie des Guilhem, tandis qu’un autre établissement, Montpelliéret, est progressivement associé à Montpellier. Les formes institutionnelles et les limites de cet ensemble évoluent au cours des siècles et ne doivent pas être confondues avec celles de la commune contemporaine.

La seigneurie de Montpellier entretient des liens avec les pouvoirs ecclésiastiques et princiers du Languedoc. La ville relève notamment, à différentes étapes de son histoire, de la maison seigneuriale de Montpellier, puis de la couronne d’Aragon. En 1204, le mariage de Marie de Montpellier avec Pierre II d’Aragon place la seigneurie dans l’orbite dynastique aragonaise. Au XIIIe siècle, Montpellier appartient à l’ensemble politique gouverné par Jacques Ier d’Aragon, avant son rattachement progressif à la monarchie française au XIVe siècle. Ces changements n’impliquent pas une transformation instantanée de toutes les juridictions locales.

Un centre urbain et scolaire

Montpellier connaît au XIIe et au XIIIe siècle une croissance commerciale et artisanale importante. Sa population comprend des marchands, des artisans, des hommes de loi et des étudiants, dans une société urbaine marquée par la coexistence de communautés et de juridictions diverses. La ville devient surtout un centre majeur d’enseignement médical. L’organisation de l’enseignement médical est reconnue au début du XIIIe siècle, et le studium de Montpellier reçoit en 1289 une reconnaissance pontificale générale. La médecine constitue dès lors l’un des principaux éléments de l’identité intellectuelle de la ville médiévale, aux côtés du droit et des arts libéraux.

Les formes Montpellier, Monpelye, Monpeljė et Monspessulanus figurent parmi les variantes associées à l’entité. Elles relèvent de traditions linguistiques ou documentaires différentes et ne sont pas ici datées individuellement. Les mentions « Montpellier (II) », « Montpellier (III) » et « Montpellier (?) » semblent signaler des distinctions documentaires ou des identifications concurrentes plutôt que des entités médiévales établies.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr