Île de Fuerteventura (Canaries, Espagne)
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Île de Fuerteventura (Canaries, Espagne)
Identification et localisation
Fuerteventura est une île de l’archipel des Canaries, dans l’Atlantique oriental, au large de la côte nord-ouest de l’Afrique. Elle appartient aujourd’hui à l’Espagne. Pour la période médiévale, il convient de distinguer l’île comme réalité géographique de son intégration progressive dans les cadres politiques et administratifs européens, qui n’intervient qu’à la fin du Moyen Âge.
Noms et désignations
La forme Fuerteventura, également attestée sous la forme française « île de Fuerteventura », est le nom retenu pour cette notice. Le nom Insula Planaria est une désignation ancienne ou érudite associée à l’île dans certaines traditions géographiques, mais son emploi précis et sa continuité avec le toponyme médiéval Fuerteventura doivent être établis avec prudence. Les graphies grecques, slaves, hébraïques et arabes enregistrées correspondent principalement à des transcriptions modernes ou éditoriales du nom.
Statut et évolution au Moyen Âge
Avant la conquête européenne, Fuerteventura était occupée par une population autochtone généralement désignée dans l’historiographie moderne sous le nom de Majos. L’île ne doit donc pas être décrite comme une dépendance européenne antérieure aux expéditions atlantiques de la fin du XIVe et du début du XVe siècle.
La conquête normande et castillane des Canaries débuta au début du XVe siècle sous l’impulsion de Jean de Béthencourt et de Gadifer de La Salle. Fuerteventura fut alors intégrée au dispositif seigneurial établi sur les îles conquises, dans le cadre de la suzeraineté de la Couronne de Castille. Cette intégration fut progressive et s’accompagna de la soumission des communautés insulaires, de l’installation de nouveaux groupes de population et de l’organisation de l’île selon des cadres seigneuriaux et chrétiens.
À la fin du Moyen Âge, Fuerteventura appartient ainsi à l’espace politique canarien rattaché à la Castille, sans pour autant relever nécessairement du même régime que les îles conquises directement par la monarchie. Les données fournies ne permettent pas de fixer ici une date unique pour l’achèvement de la conquête, ni de préciser les limites exactes des juridictions successives.

Auteur/autrice
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